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Pour les matières premières et le nickel, le fond de l’air est rouge

Le sentiment général du marché londonien des métaux est au pessimisme. La clôture des échanges en Asie lundi soir s’est conclue avec de fortes ventes spéculatives et baissières sur le marché des ferrailles et des métaux industriels.

Façade du London Metal Exchange (LME). Quartier financier de la City de Londres. © Alain Jeannin
© Alain Jeannin Façade du London Metal Exchange (LME). Quartier financier de la City de Londres.
  • Par Alain Jeannin
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Le nickel « casse » le seuil des 10.000 dollars. Il baisse dans le sillage du cuivre. À Londres comme à Shanghai, les négociants ont couvert leurs positions dans l’objectif de limiter la casse, en vendant de nombreux contrats papiers qu’ils détenaient, essentiellement du cuivre, mais aussi du nickel. La principale indication retenue par le marché n’est pas bonne, les prix du minerai de fer sont en baisse de 3,9 %.

Le cours du nickel a reculé fortement souligne le négociant londonien Marex Spectron dans sa note matinale, malgré le bon niveau des ventes industrielles. La baisse du métal gris a pour cause principale la décision de l’Indonésie d’autoriser l’exportation de 12 millions de tonnes de minerai de nickel, ce qui met un terme définitif à l’embargo instauré en janvier 2014 et douche les espoirs de diminution des stocks mondiaux.

Doutes

Autre facteur négatif, les marchés des matières premières de Londres (LME), New-York (COMEX), Shanghai (SHFE) doutent de la capacité de Donald Trump à mettre en œuvre son plan de rénovations des infrastructures aux Etats-Unis. Or, les marchés financiers s’étaient portés sur les valeurs minières et métallurgiques dans l’attente de commandes massives d’acier, de cuivre, de manganèse et dans une moindre mesure de nickel. Espoirs déçus pour le moment.

Dans les échanges électroniques et autour des banquettes rouges du « ring » de la bourse des métaux de Londres, les traders ont pris des positions agressives dès vendredi, pour vendre des positions et des contrats de nickel, par crainte d’une augmentation des stocks mondiaux et de l’offre disponible.

Baisse

Sans surprise, les cours du nickel sont donc en baisse lundi matin à Londres. Ils résistent, mais cèdent finalement du terrain. Marex Spectron et le Metal Bulletin sont pessimistes, ils envisagent un « élan baisser » sur fond de données européennes négatives qui pourrait amener le métal à un nouveau « plus bas » autour de 9.350 dollars. A Londres, le nickel s'échange autour de 9.700 dollars, en baisse de 1,75 % lundi midi, mais il chute de près de 11 % sur un mois.

« On pourrait effectivement tester les supports de prix (9.350 $) du 9 janvier dernier. La tendance est baissière, c’est une zone dangereuse pour le nickel qui s’inscrit dans le sillage négatif des cours du cuivre, le roi des métaux industriels. Le nickel a cassé les 10.000 dollars » confirme à NC1ere le négociant londonien Triland Metals.

Sur les marchés européens, les trois sociétés métallurgiques présentes en Nouvelle-Calédonie cèdent du terrain. Eramet (SLN) - 2,71 %, Glencore (KNS) – 3,64 %, Vale (VNC) – 0,21 %. Le sidérurgiste Aperam qui utilise du ferronickel calédonien est en baisse de 5,41 %.

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