Mort de Tino Manuohalalo

politique
Tino Manuohalalo
©NC1ere
Le leader du MCC est décédé hier 30 juillet à 69 ans à Nouméa des suites d’un cancer.
Retour sur son parcours politique de l'indépendantisme à l'autonomisme. Un itinéraire marqué par sa volonté de toujours mieux intégrer dans le pays la communauté wallisienne et futunienne.
Le premier engagement du Futunien Aukusitino Manuohalalo, venu en Nouvelle-Calédonie dans les années 50, c’est l’Union Océanienne. L’UO qui veut rapprocher les Wallisiens et Futuniens des Kanak se scinde en deux courants. Et en 1994, Tino Manuohalalo participe à la création du Rassemblement Démocratique Océanien (le RDO) qui se rapproche du FLNKS et en deviendra officiellement une composante en 1996.
En juin 2002, pour les législatives, Tino Manuohalalo est désigné suppléant du Palika Wassissi Konyi.
Entretemps, le FLNKS lui a offert une place aux gouvernements Lèques puis Frogier entre 1999 et 2002.
C’est dans ce cadre qu’il négociera le pacte social puis le Ruamm.
Le chargé de la santé qu’il est ca alors entamer un glissement vers le Rassemblement.
En 2003, on le retrouve à la tête du Mouvement des Citoyens Calédoniens (le MCC). La crise de Saint Louis opposant Kanak et Wallisiens est passée par là.
A partir des provinciales de 2004, son MCC deviendra une force d’appoint du Rassemblement.
Tino Manuohalalo, de l’indépendantisme à l’autonomisme, aura toujours essayé d’inscrire sa communauté dans le projet calédonien du destin commun.