Le nickel soutenu par le rebond des marchés asiatiques

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NICKEL
Bobine d'acier inoxydable Aperam avec nickel calédonien SLN25 Eramet ©Alain Jeannin
Après une semaine éprouvante pour les métaux industriels, le nickel a regagné du terrain en fin de semaine sans réussir à préserver le seuil des 15.000 dollars la tonne au LME de Londres.
 
L'euro (+0,89 %) poursuivait sa remontée vendredi face au dollar, conforté par un accord européen conclu au forceps sur les questions migratoires et aidé par la hausse de l'inflation en zone euro.

Concernant les tensions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine qui ont concentré l'attention du marché pendant plusieurs jours, "les choses semblent s'être un peu calmées", ont fait remarquer les analystes de Commerzbank, dénotant une certaine torpeur des marchés à l'approche des vacances d’été en Europe et aux Etats-Unis.

La production manufacturière au Japon a baissé moins fortement que prévu le mois dernier et le taux de chômage y a touché son plus bas niveau en plus de 25 ans, confirmant un redressement progressif de l'économie après un creux au premier trimestre. Le nickel a limité ses pertes de la semaine grâce également au retournement haussier des marchés chinois, eux-mêmes relancés par la perspective d’une intervention de la banque centrale du pays. 

En tout cas, la Chine prend des assurances pour garantir sur le long terme l’approvisionnement de ses usines d’acier inoxydable. La société métallurgique Xinxing Pipes prévoit d’investir 13,5 millions de dollars dans la deuxième phase des opérations de développement de la grande usine de ferronickel PT Megah Surya Pertiwi en Indonésie, a rapporté Alastair Munro, analyste du nickel chez Marex Spectron.

Le cobalt, le tungstène et l'étain figurent en tête des métaux dont l'approvisionnement pourrait devenir problématique, mais pas avant 2030, avec les véhicules électriques et le stockage de l'énergie, selon des experts réunis au Forum Mondial des Matériaux (WMF) à Nancy. La conséquence la plus notable sera la forte hausse de la demande de certains métaux utilisés dans les batteries, avec en premier lieu le cobalt et le nickel. Robert Friedland, PDG de la compagnie minière canadienne Ivanhoé estime que « les risques de pénurie de cobalt et de nickel son bien réels ».

A 17.00 PM vendredi, la tonne de nickel pur valait 14.893 dollars (+0,76 %) au LME de Londres.   

 
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