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La Nouvelle-Calédonie adopte la loi contre l'importation de certains produits plastiques

Le Congrès vient de voter la loi du pays destinée à interdire la mise sur le marché de différents produits en plastique. Un texte initié par Calédonie ensemble. Les Républicains calédoniens et le Rassemblement-LR-MPC se sont abstenus.

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  • Cédrick Wakahugnème, avec F.T.
  • Publié le , mis à jour le
Une grande partie du plastique que nous utilisons au quotidien termine à la mer et contamine les océans. Une pollution visible qui affecte l’écosystème marin, entre autres. La Nouvelle-Calédonie a décidé d’agir à son tour sur l’omniprésence de cette matière, en s’attaquant directement à la source. C’est-à-dire en interdisant l’importation de plusieurs produits.
Le compte-rendu d'Erik Dufour et Claude Lindor.
SUITE SEANCE PUBLIQUE CONGRES
 

Initié par Calédonie ensemble

«En agissant sur l’interdiction de distribution de produits en plastique à usage unique, nous allons réellement contribuer à préserver notre environnement», insiste Nina Julié, élue de Calédonie Ensemble - à l'origine de ce texte - et rapporteure du projet de loi. «Aujourd’hui, la pollution liée au plastique est un véritable fléau. C’est une pollution qui atteint nos écosystèmes, mais qui a aussi un impact sur notre santé et sur notre économie.»
«Il faut prendre de véritables mesures»
 

Sacs et vaisselle jetable

Le texte cible en particulier:
- les sacs en plastique à usage unique:
- les sacs en plastique réutilisables, de type cabas;
- la vaisselle jetable de type gobelets, pailles, verres, tasses, assiettes, couverts et touillettes, mais aussi les barquettes.
  

Les indépendantistes soutiennent

Cette loi sera applicable dès le courant 2019. L’idée: pousser les Calédoniens à privilégier les produits biosourcés (fabriqués entièrement ou en partie avec des matières biologiques) et biodégradables. Pour l’UC-FLNKS comme pour l’Uni, le principe de préserver l’environnement est important. «Nous avons ici l’occasion de répondre à une préoccupation d’envergure internationale, qui concerne en premier lieu notre pays riche d’une biodiversité unique et importante», résume Emile Néchéro, de l’UNI.
 
Emile Néchéro, élu Uni. © NC la 1ere / Claude Lindor
© NC la 1ere / Claude Lindor Emile Néchéro, élu Uni.
 

Radical, pour le Rassemblement-MPC

Le Rassemblement-Les Républicains-MPC s'est abstenu. Il trouve cette transition écologique «véritablement radicale dans sa méthode avec des conséquences directes sur le monde économique». Pour Thierry Santa, «l'application de cette loi du pays dans la forme qui nous est proposée aujourd'hui ne ferait qu'accentuer la pression sur les acteurs du monde économique et les Calédoniens qui ont déjà subi de nombreux changements récemment»
 
Pour le Rassemblement-LR, intervention de Thierry Santa, à côté de Yoann Lecourieux. © NC la 1ere / Claude Lindor
© NC la 1ere / Claude Lindor Pour le Rassemblement-LR, intervention de Thierry Santa, à côté de Yoann Lecourieux.

Rédigé dans l'urgence, selon les Républicains calédoniens

Abstention également des Républicains calédoniens. «Il nous semble que la préparation des industriels calédoniens à cette mutation vers le biosourcé a été négligée», déclare Philippe Blaise, en estimant plus largement: «rédigée dans l’urgence, à des fins certainement plus électoralistes qu’environnementales, votre loi présente des oublis, des faiblesses et nous semble passer à côté de nombreux objectifs et des défis, auxquels elle prétendait répondre.»
 
Pour les Républicains calédoniens, Sonia Backès et Philippe Blaise. © NC la 1ere / Claude Lindor
© NC la 1ere / Claude Lindor Pour les Républicains calédoniens, Sonia Backès et Philippe Blaise.
 

Des avis émis par le Cese…

En octobre, nous avons relayé différents avis sur le sujet. Le Conseil économique, social et environnemental approuvait cette proposition de loi, mais en apportant quelques réserves. Le Cese émettait notamment des doutes sur l’application de la loi et se montrait critique sur l’alternative des sacs biosourcés. 
 

… et l'Autorité de la concurrence

A la même période, l’Autorité de la concurrence a salué l’initiative, tout en pointant elle aussi certaines dispositions du texte. Ensemble pour la planète a parlé de mesure contre-productive. Dans la foulée, le Congrès a lancé une consultation publique sur cette question. 

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