Padel : une activité en plein essor

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L'objectif est de proposer un tournoi officiel de padel par mois jusqu'en août.
L'objectif est de proposer un tournoi officiel de padel par mois jusqu'en août. ©Cédric Michaut
Alors qu'un tournoi officiel s'est déroulé tout ce week-end sur les installations de la ligue de tennis, focus sur ce sport de raquette au développement très rapide. Le nombre de terrains va doubler et les pratiquants viennent d'horizons différents.

D'ici au mois de juillet, l'offre de courts de padel va considérablement augmenter en Nouvelle-Calédonie. Alors que deux terrains existent déjà au Mont-Coffyn et autant au Ouen Toro, bien d'autres projets de construction vont débuter. Le club de l'Olympique prévoit deux de ces étranges infrastructures faites de plexiglas, de grillage et de surface synthétique, et celui du Receiving en proposera trois. Ce sport, tout récent sur le territoire, rencontre un vrai public.

L'idée, c'est d'organiser un tournoi officiel ouvert aux licenciés par mois, et jusqu'en août. Pour l'instant, on alterne une épreuve hommes, puis dames, et enfin une compétition mixte. On pourrait faire plus, mais il faudra travailler avec les clubs pour que tout ne se passe pas qu'ici, à la ligue, et que les licenciés puissent avoir un nombre de tournois conséquent.

Olivier Le Dain, président de la ligue calédonienne de tennis

Un sport qui attire des squasheurs.
Un sport qui attire des squasheurs. ©Cédric Michaut

Des joueurs de pelote basque au padel

Ce week-end, un tournoi est organisé sur les installations de la ligue de tennis. Avec deux poules de quatre équipes, et quatre têtes de série qui rentrent en phase finale, l'affluence est au rendez-vous. Sans la dépression Fili, et vu le nombre de participants qui souhaitaient s'inscrire, le juge-arbitre Philippe Morin estime qu'il aurait fallu jouer sur trois jours pour étaler les matchs. Des sportifs de tous horizons viennent pratiquer : tennis bien sûr, mais aussi squash, pétanque et même pelote basque.

Presque 60% des joueurs qui sont venus ne sont pas issus du tennis. On a un petit peu tous les sports qui se rencontrent

Philippe Morin, juge-arbitre

Stéphane Pareja et Julien Bertaux, des joueurs de pelote basque qui affectionnent le padel.
Stéphane Pareja et Julien Bertaux, des joueurs de pelote basque qui affectionnent le padel. ©Cédric Michaut

Stratégie et plaisir

Dans l'un des matchs les plus accrochés de la matinée de samedi, trois des quatre présents sur le court viennent du tennis. Ils affectionnent le padel pour son aspect ludique et la stratégie. Il s'agit de laisser le moins d’ouverture possible aux adversaires en montant de façon coordonnée au filet, ou en restant côte à côte en fond de court. L'anticipation est aussi essentielle alors que la balle, après un rebond, peut toucher la paroi en plexiglas du fond de terrain. 

Le padel, c'est rigolo, c'est convivial, on s'amuse. Les échanges sont plus lents, il y a plus de jeu. Mais je préfère quand même le tennis

Swan Gérinie, joueur de tennis et de padel

A l’horizon 2024, l’objectif est de proposer cette discipline dans chacune des trois provinces.