Le Palika refuse de modifier le code minier comme proposé

nickel
Les centres miniers de Tiebaghi et du Grand Sud
©NC la 1ere
Permettre l'exportation de minerai depuis les réserves du Grand Sud et de Tiébaghi ? Autoriser la SLN à exporter «deux millions de tonnes supplémentaires» ? Le Palika s'y oppose et le fait savoir par voie de communiqué, alors qu'il est question de modifier le code minier de la Nouvelle-Calédonie.
Le Palika «s’oppose fermement» au projet de loi modifiant le code minier qui a été déposé par le gouvernement. Ce texte permettrait, par dérogation, d’autoriser l'exportation de minerai issu des réserves métallurgiques géographiques du Grand Sud et de Tiébaghi. 
 

«Une honte»

«Alors que Vale a fermé sa partie raffinerie, recentré son activité sur le produit intermédiaire NHC et annoncé se retirer du pays, l’Avenir en confiance au mépris des intérêts de la Nouvelle-Calédonie envisage de lever l’interdiction d’exportation à partir du site de Tiébaghi et Goro», écrit le Parti de libération kanak. «Et gonfler ainsi la corbeille de la mariée Vale en cas de reprise par un autre opérateur», estime la composante du FLNKS, en parlant de «honte».
 

«Pas aux Calédoniens de payer la facture»

Dans le même communiqué, diffusé ce mercredi, le Palika «s’oppose également à la prochaine demande d’autorisation d’exportation par la SLN de deux millions de tonnes supplémentaires». Une requête qui sera présentée demain, jeudi, au Comité du commerce extérieur minier, précise-t-il. «Ce n’est pas aux Calédoniens de payer la facture des choix industriels erronés des deux multinationales, seules responsables !», résume le parti.
 

«Chantage à l'emploi»

«Il est inacceptable de brader nos ressources minières au quart de [leur] valeur-nickel pour compenser leurs erreurs et faire des profits ailleurs avec la ressource d’ici !», ajoute-t-il. Et d'évoquer un «chantage à l’emploi […] d’autant plus inacceptable que des licenciements et des réductions d’effectifs se sont déjà produits et n’ont pas eu d’effets sur la situation économique des deux entités industrielles, dont l’une bat de l’aile et l’autre quitte le navire».
 

«Alternative»

Palika qui écrit, par la plume de Charles Washetine : «Une alternative industrielle existe. Elle repose sur la maîtrise de la ressource et sa valorisation dans les unités métallurgiques détenues en majorité par les intérêts publics calédoniens comme à KNS ou en Corée

Le communiqué complet :Fin avril, l'association Ensemble pour la planète s'était déjà élevée contre ce projet de texte.
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