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référendum NC 2018

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Le parti travailliste veut du temps d'antenne pour défendre ses idées politiques

Dans un courrier adressé au Haut-commissaire de la République, le parti travailliste demande à rejoindre le débat médiatique afin de faire valoir sa position politique de non-participation à la consultation référendaire. 

 

© Caroline Moureaux / La 1ère
© Caroline Moureaux / La 1ère
  • Caroline Moureaux avec L.A
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Le parti travailliste persiste et signe : il ne participera pas au référendum du 4 novembre prochain. Une non-participation que le parti indépendantiste présente comme une véritable position politique et non une simple abstention. 
 

" Au nom du respect du pluralisme " 


Pour cette raison, le parti entend participer activement à la campagne et demande officiellement du temps d'antenne dans le débat médiatique, au nom du respect du pluralisme. Le parti a donc envoyé une lettre en ce sens au Haut-commissariat avec copie au CSA (le conseil supérieur de l'audiovisuel). 

" L'objet de ce courrier qui est envoyé au Haut-commissaire, puisque c'est le représentant de l'État qui fixe les règles, est que nous considérons que la mise à l'écart du parti travailliste qui a quand même déterminé dans un vote démocratique lors d'un congrès extraordinaire sa position politique de non participation au référendum mérite d'être porté dans cette campagne électorale. Il n'y a aucune raison objective, ni juridique ou morale, qui justifie que le parti travailliste ne puisse participer à cette campagne pour le référendum. " fustige Louis Kotra Uregei, président du parti travailliste.

S'il n'est pas entendu sur ce point, le parti travailliste entend saisir le tribunal administratif et " même au-delà " affirme Louis Kotra Uregei.
Louis Kotra Uregei, président du Parti Travailliste © Caroline Moureaux / La 1ère
© Caroline Moureaux / La 1ère Louis Kotra Uregei, président du Parti Travailliste

Un référendum qui est une tromperie, selon le parti travailliste 


Le parti travailliste estime que le résultat du " non " au référendum est déjà acquis car les conditions du scrutin ne sont pas celles d'un référendum d'autodétermination, les kanak étant minoritaires sur la liste électorale. Et d'accuser les autres dirigeants indépendantistes qui ont appelé à participer à un scrutin de " tromperie ".

" Nous avons toujours dit que ce n'était pas un référendum d'autodétermination car tous les kanak n'étaient pas inscrits. On a vu que les conditions n'avaient jamais été sincères. Pour nous, le peuple kanak a été trompé. Et aujourd'hui, ils (les dirigeants indépendantistes) ont déjà fait le deuil du " oui ", ils ne veulent pas l'avouer publiquement mais le résultat prochain du " non " va les amener à laisser de côté l'indépendance kanak socialiste et à s'engager vers ce que préconise Philippe Gomès et l'État à savoir la mise en place d'un peuple calédonien. Et pour nous, cela est de la tromperie.

Le parti travailliste sera en Congrès du 16 au 18 novembre à Maré, à la tribu de Rô. Au programme notamment, la situation politique après le référendum et avant les provinciales, mais aussi la réforme du projet de constitution. Sur ce point, Louis Kotra Uregei indique que l'identité kanak sera le point central de cette constitution et promet des propositions qui " vont surprendre et même parfois choquer ".

 
 
 
 
 

 
 
 

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