PNG: la campagne fait rage entre les pro- et les anti-Peter O'Neill

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Mekere Morauta est l'un des 4 anciens Premiers ministres papous qui pensent qu'il faudrait remplacer Peter O'Neill. ©Reuters
J-1 avant le vote du Parlement sur la motion de censure contre le Premier ministre. Il est toujours donné favori, même s'il encaisse un coup dur - 4 anciens Premiers ministres papous l'ont désavoué.
Vendredi 22 juillet, la motion de censure contre le Premier ministre de Papouasie Nouvelle-Guinée sera soumise au vote des 111 députés et gouverneurs que compte le Parlement . 
 
Cette semaine donc, les tractations vont bon train. Peter O'Neill a besoin de 56 voix pour échapper à la motion de censure. Et il crie déjà victoire. Il a déclaré ce mardi  au quotidien "The National" qu'il avait l'appui de plus de 80 membres du Parlement. 
 
De son côté, le numéro 2 de l'opposition, Sam Basil, ne donne pas de chiffre, mais il se dit « convaincu qu'il y aura un changement de gouvernement vendredi ». 
 
Une poussée d'optimisme basée sur le ralliement de quatre poids lourds de la scène politique papoue, au camp de l'opposition. Il s'agit de 4 anciens Premiers ministres. Parmi eux, 3 sont toujours membres du Parlement et voteront donc vendredi - Julius Chan, Michael Somare et Paias Wingti.
 
Un quatrième, Mekere Morauta, est retiré de la vie politique, mais il a tenu des propos virulents contre Peter O'Neill. 
 
Peter O'Neill est déjà sous le coup d'une enquête depuis deux ans, soupçonné d'avoir payé un cabinet d'avocats avec des fonds publics. Mais Mekere Morauta en a rajouté hier. 
 
D'après la radio néo-zélandaise internationale, Mekere Morauta accuse Peter O'Neill d'avoir siffonné de l'argent du Fonds National de Prévoyance, et d'autres  institutions publiques. Selon Mekere Morauta, cette semaine, Peter O'Neill puiserait dans les fonds d'amélioration des services publics dans les districts pour acheter les voix des députés.  
 
En réponse Peter O'Neill a accusé Mekere Morauta d'être lui-même corrompu et de colporter des mensonges. 
 
De son côté, une partie de la société civile papoue continue à exprimer son mécontentement pour obtenir la démission de Peter O'Neill. Une cinquantaine de pilotes d'Air Niugini sont toujours en grève. 
 
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