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Prêts à aller vers une économie sans billet ? 

Finances
Achat en espèces lors d'un marché, Saint-Louis, mois du patrimoine, 2019
Un achat en espèces lors d'un marché festif. ©Françoise Tromeur / NC la 1ere
La dernière étude de l’IEOM le montre, les modes de paiement qui ont cours en Nouvelle-Calédonie évoluent rapidement. De là à imaginer une économie sans argent liquide, il n’y a pas loin. Avis de consommateurs…
En Nouvelle-Calédonie, le moyen de paiement le plus utilisé au quotidien reste le cash, notamment pour régler de petites sommes. Mais comme l’IEOM le met en exergue dans sa dernière note thématique, les modes de règlement sont en pleine mutation, sur le Caillou aussi.   

Vers d'autres solutions

On s’y intéresse aux cryptomonnaies, ces devises virtuelles destinées à réaliser des transactions, des formations sont même proposées. Et bon nombre de Calédoniens ont déjà la carte bancaire sans contact, qui permet de payer sans utiliser son code, même si dans beaucoup de commerces, le terminal de paiement n’a pas été modifié. Mais l’idée d’utiliser de moins en moins l’argent liquide n’est pas sans faire réagir. 
Le reportage de Malia-Losa Falelavaki :

Vers une économie sans cash ?

 

Henriette pense aux gens des tribus

«Tout le monde ne peut pas avoir accès aux cartes. Les gens qui vivent en tribu, ils n’ont pas forcément des revenus comme ceux qui vivent dans la ville», souligne Henriette. Cette habitante de Maré demeure à Nouméa. «Ils n’ont pas de distributeurs, ils sont obligés d’avoir de la monnaie sur eux.»
 

Et les coutumes ?, se demande Aurélie 

Les échanges coutumiers qui ponctuent les événements importants de la vie se font avec des billets de banque, souligne pour sa part Aurélie. «De par notre culture océanienne, l’usage des billets est courant pour nos coutumes.» Et elle doute qu’un geste coutumier assorti d’un chèque «soit bien perçu».
 

Moins de liberté, trouve Ekura

Les consommateurs  sont habitués aux transactions en argent liquide,  il leur sera difficile de changer, ajoute Ekura : «Si on ne passe pas les moyens de paiement comme les cartes bancaires, on est limité. On contrôle tout ce qu’on fait. Ils veulent tous savoir qu’est-ce qu’on fait de notre argent. Alors qu’on est propriétaires ! Et c’est vrai qu’avec l’argent liquide, on aime bien se faire plaisir sans qu’on sache ce qu’on fait avec notre argent.»
 

Pas de sous sur soi, apprécie Fleurin

Fleurin est à la fois consommateur et commerçant : il vend des jus d’orange, payés en espèces. Mais se dit prêt à faire régler ces petites sommes par carte bleue. Une économie sans billet lui convient. «Ça ne me gêne pas du tout, assure-t-il. Ce serait très bien. La carte bleue, ça évite de porter la monnaie sur soi.» 
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