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A Lifou, la Sacenc explique et défend la redevance sur les droits d'auteur

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Réunion d'information de la Sacenc à Mou, 24 janvier 2019
Réunion d'information de la Sacenc à Mou. ©NC la 1ere / Sylvie Hmeun
Comme prévu, la tournée de la Sacenc auprès des organisateurs d'événement l'a menée à Lifou. En pleine saison des kermesses, la réunion d'information tenue jeudi à Mou montre l'importance de sensibiliser les utilisateurs de musique à l'obligation de payer des droits d'auteur.
 
Les kermesses annuelles battent leur plein, à Lifou. Comme à la tribu de Luengoni, ce week-end. Et qui dit kermesse, dit forcément plateau musical. C'est donc le moment de rappeler aux organisateurs qu'ils ont une obligation envers les musiciens de ce pays: ils doivent leur payer des droits d'auteur, par l'intermédiaire de la Sacenc
 

Avec des dirigeants et des artistes

Ce jeudi, une réunion d'information se tenait à Mou, dans le Sud de Lifou, avec la Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de Nouvelle-Calédonie. Le sujet de la redevance a été abordé avec des présidents d’amicale de tribu, d’association paroissiale ou sportive mais aussi des artistes.
 

C'est de nous reconnaître, nous les artistes. La création est un art. La musique, ça fait vivre, ça fait vivre les événements et ça fait venir les gens.
-Akoz, auteur-compositeur de Djunya-

 
Réunion d'information de la Sacenc à Mou, 24 janvier 2019
©NC la 1ere / Sylvie Hmeun
 

Besoin de précisions

Deux heures de discussion ont montré que le principe mérite encore d'être expliqué. Par exemple la différence entre le cachet de l'artiste et les droits d'auteur. Parmi les participants, Akoz est doublement bien placé pour évoquer la redevance: il est à la fois organisateur d'événement et membre du groupe Djunya, de la tribu de Hmelek.
 

Si des lois ont été mises, il faut les respecter. Il faut qu'on accepte la démarche de la Sacenc, et la reconnaissance de l'auteur-compositeur.
-Léopold Ilengo, président de la JS Traput-

 

Selon le type d'événement

Pour être en règle, les utilisateurs de musique doivent déclarer à la Sacenc toute ce qu'ils diffusent en public. La redevance est calculée selon le type d'événement. Pour les kermesses, par exemple, c'est un forfait de 15000 F par jour. Tarif plus élevé, en revanche, pour les festivals et les concerts. 

Un reportage de Sylvie Hmeun.
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