A Lifou, Ladji réalise ses maquettes avec de la récup

art lifou
Maquette Lifou Ladji
©Clarisse Watue
De l'art écologique avec ces œuvres réalisées à partir d'ordures ménagères. C'est à la décharge municipale que Ladji, leur créateur, va s'approvisionner pour donner vie à de magnifiques maquettes.

"Rien ne se perd, tout se transforme ! Ça, c’est une règle en cuisine en fait que j’ai appris tout petit et c’est quelque chose que tu fais dans la vie de tous les jours".
Cette règle, Ladji l’applique aussi dans cet art qu’il a découvert il y a deux mois. 
C’est dans un atelier qu’il a lui-même aménagé derrière sa maison qu’il confectionne les maquettes. 

Ladji maquettes Lifou
Ladji dans son atelier à Lifou ©Clarisse Watue

De nombreux matériaux de récupération

L’artiste trouve les principaux ingrédients de ses oeuvres à la décharge municipale.
"A chaque fois que je vais jeter les poubelles ici à Lifou, je fais un tour, je regarde. Il y a beaucoup de polystyrène qui traîne, pas mal de carton, il y a de la mousse, de la matière synthétique, du plastique…il y a tout un tas de choses à récupérer, à retransformer".

De la mousse polyuréthane broyée au mixer, des perruques finement ciselées, Ladji va même jusqu’à revisiter les objets du quotidien pour servir son art.
Une raquette anti-moustiques a ainsi été transformée en régulateur statique : "ça crée un champ électrique qui devrait normalement permettre à l’herbe statique de tenir droite". 
La mer elle, est réalisée avec du silicone. Ladji va pêcher les différentes techniques sur internet, comme pour une recette de cuisine.  

Maquette Ladji Lifou
Du silicone pour réaliser la mer ©Clarisse Watue

Du dessin à la maquette

Le dessinateur autodidacte se délecte de cette nouvelle discipline. "Je crois que l’envie de tout dessinateur c’est de voir son dessin prendre vie, de se modéliser, de passer de la 2D à la 3D. Quand on arrive à faire ça, on rentre vraiment dans quelque chose de concret et d’abouti". 
Ladji espère désormais vivre de sa passion.
Le reportage de Clarisse Watue et Philippe Kuntzmann 

©nouvellecaledonie