La jeunesse au centre de la convention protestante de Lifou

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Une jeune fille assiste à la convention protestante 2022, à Lifou, en Nouvelle-Calédonie
Les jeunes sont nombreux à participer à la convention protestante qui se déroule, ce week-end, à Xepenehe (Lifou). ©Claude Lindor / NC la 1ère
Dimanche 17 avril, dimanche de Pâques, la "résurrection, qui donne un sens à la mort de Jésus sur la croix", constitue le point central de la foi chrétienne, et particulièrement protestante. C'est la date choisie par les protestants de Nouvelle-Calédonie pour organiser leur convention, à Lifou.

Etablissement scolaire de l'église évangélique, mouvement des jeunes, école du dimanche, la jeunesse était une fois de plus au rendez-vous, samedi 16 avril, à Drehu, où se tient une importante convention protestante. Le mauvais temps n'a pas dissuadé les jeunes fidèles.

Des adultes mis face à leurs responsabilités

A travers  des chants, des discours et des jeux scéniques dans l'enceinte du centre de formation pastoral de Béthanie, ils ont notamment interpellé les adultes sur leurs responsabilités. Responsabilité et posture, tel est le thème retenue par cette convention protestante 2022, accueillie par la tribu de Xepenehe.

"C'est un thème qui nous interpelle, en tant que représentant des écoles du dimanche, pour adopter cette posture qui va permettre aux enfants d'avoir une image positive pour se référer et montrer qu'être responsable, c'est au sein des familles, mais aussi au sein de l'école du dimanche et au sein des écoles et des différents organisme de la vie de tous les jours", indique Ekotr Caihe, président des écoles du dimanche de la Région Drehu-Toka.

Le foyer, premier champ de mission des parents

La présence de la jeunesse dans ces organisations découle de l'engagement personnel des aînés. Après avoir bénéficié d'un accompagnement, à leur tour, ils encadrent leurs petites sœurs et leurs petits frères. "C'est faire connaître, mais surtout un suivi pour eux, plus tard. L'évangile, en fin de compte, il doit aboutir à quelque chose. C’est-à-dire qu'on voit, aujourd'hui, nos vieux et nos grands-mères parler de l'évangile, mais un jour ou l'autre nous prendrons cette place-là, juste après eux", observe Botrë Kaemo, responsable du mouvement des jeunes de Drehu.

L'église fait également le constat d'une jeunesse en déshérence. Elle profite de cet espace, qui rassemble plus d'un millier de paroissiens de Lifou et de Tiga, pour rappeler que le foyer est le premier champ de mission des parents et que travaux religieux et coutumiers sont secondaires.

Retrouvez, ci-dessous, le reportage de Clarisse Watue et Claude Lindor :

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