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Le Kea Trader sera bien retiré du récif Durand

pollution maré
Kea Trader juillet 2019
©CTCM/ Lomar Shipping
L’Etat valide le plan de retrait de l’épave du Kea Trader en accord avec les élus et les représentants coutumiers. L’armateur va devoir enlever les restes du porte-conteneurs échoué depuis juillet 2017, avec des conditions strictes. 
C’est une nouvelle étape importante dans ce dossier qui préoccupe les autorités à la fois de la Nouvelle-Calédonie et de l’Etat, depuis cette fameuse nuit du 12 juillet 2017 où le porte-conteneur de 185 mètres de long, s’échouait sur le récif Durand, au large de Maré.
Après le gouvernement local, c’est l’Etat qui vient de donner son feu vert au plan de retrait de l’épave du Kea Trader. Depuis l’échouement du navire, « onze mises en demeure ont encadré l’action du propriétaire et de ses prestataires avec le souci inchangé d’éviter le sur-accident, de préserver l’environnement et de restaurer le récif à son état naturel » indique le haut-commissariat dans un communiqué. 
 

Les réserves levées

Le dernier plan de retrait avait suscité en août dernier les réserves du comité scientifique du parc de la mer de Corail qui s’inquiétait des risques environnementaux. Des réserves qui « ont conduit à envisager un suivi renforcé des conséquences environnementales du chantier ». 
« En matière de sécurité maritime, les éléments fournis dans le cadre de discussions permanentes avec le service des affaires maritimes ont permis de lever les réserves de la mise en demeure » indique le communiqué. 
Le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie avait déjà validé la méthode d’enlèvement proposée, et suite aux réunions avec les élus et représentants coutumiers des zones concernées, l’Etat valide à son tour le plan de retrait.
 

Des conditions à respecter

« Le haut-commissaire de la République va donc adresser un courrier au directeur général de l’armateur, Lomar Shipping, formalisant l’accord donné au retrait de l’épave et détaillant les conditions à respecter en matière de sécurité maritime ainsi que le dispositif de suivi et d’évaluation de l’impact environnemental des opérations de démantèlement ». 
De nouvelles réunions avec les élus et les représentants coutumiers seront organisées autant que de besoin pour faire le point de l’avancement du processus d’enlèvement de l’épave. 
Le point avec Sylvie Hmeun 
©nouvellecaledonie
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