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Un étudiant suisse au chevet du vamale

Parlé entre Voh et Touho par 180 locuteurs, le vamale intéresse un étudiant en linguistique à l’université suisse de Berne. Depuis 2016, Jean Rohleder effectue des séjours réguliers à Touho. Et pour mener à bien ses recherches, objet d’une thèse de doctorat, il a appris la langue.

Jean Rohleder veut consacrer sa thèse de doctorat au vamale. © NC la 1ere / Marguerite Poigoune
© NC la 1ere / Marguerite Poigoune Jean Rohleder veut consacrer sa thèse de doctorat au vamale.
  • Par Françoise Tromeur
  • Publié le
Après neuf mois passés à Touho, Jean Rohleder arrive à se débrouiller, en vamale. Et cet étudiant en linguistique à l’université suisse de Berne n’a pas encore terminé cet énième séjour. 
 

«Terroir détruit»

Dans la commune, le vamale est parlé à Teganpaïk, Tiouandé et Oué Hava, vers Hienghène. Une langue qui, d’après le jeune homme, ne compte plus que 180 locuteurs. «Son terroir originel a été détruit en 1917 et 1918, et un petit peu plus tôt, aussi», relate l’étudiant en situant la vallée de Vamale - «profond dans la chaîne, presqu’au milieu des deux côtes, pas loin de Temala» - dont les descendants vivent aujourd’hui en bord de mer.
 

Pas seulement une thèse

Ses recherches feront l’objet d’une thèse de doctorat. «Pour comprendre comment fonctionne le vamale, explique Jean Rohleder, et après, les mots sont collectés dans un dictionnaire qui restera ici. Dans un troisième temps, il y a une documentation culturelle, du savoir-faire, qui peut-être ne sera plus là demain.» 
 

Chez l'habitant

Pour mener à bien son travail, le jeune Suisse vit chez une famille de Téganpaïk. Muni d’un enregistreur vocal et d’une caméra, il va à la rencontre de personnes-ressources, ou enregistre des séquences de la vie quotidienne auprès des habitants. «Ils me parlent des fruits, de comment faire les champs, on fait des travaux ensemble. C’est à travers ces activités qu’ils me donnent leur langue.»

Le reportage radio de Marguerite Poigoune.

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