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L'homme recherché qui s'est rendu hier a été mis en examen et placé au Camp-Est

Il s’était rendu aux gendarmes lundi. L’habitant de Houaïlou soupçonné d’avoir commis un viol en 2017 a été mis en examen mais nie les faits qui lui sont reprochés. Placé en détention provisoire, il devra aussi purger une peine de prison prononcée il y a deux ans.

© NC la 1ere
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Le jeune homme qui était recherché à Houaïlou, et qui s’est rendu aux gendarmes lundi, a été mis en examen dans l’après-midi pour viol. C’est ce qu’annonce le procureur de la République ce mardi soir. «L’intéressé a nié l'intégralité des faits qui lui étaient reprochés et a expliqué avoir pris la décision de se rendre du fait de la pression médiatique exercée», ajoute Alexis Bouroz, en rapportant les arguments de cet habitant de Waa Wi Lûû âgé de 29 ans: «Il aurait continué selon lui à résider ces derniers mois à Houaïlou en ayant une existence quasi normale en dehors des différents épisodes d'interventions des gendarmes cherchant à l'interpeller.»
 

Incarcéré

Ces déclarations semblent confirmer le fait qu’il aurait bénéficié «sinon de l'aide, du moins de la complaisance d'un certain nombre de personnes qu'une enquête devra identifier», précise le procureur. «Le juge des libertés et de la détention a ordonné ce soir son placement en détention provisoire.» 
 

Problème mécanique?

Le même homme était soupçonné d’avoir causé un accident de la route dans lequel un jeune habitant de Coula a trouvé la mort le 5 mai, à la tribu de Boeareu. D'où une procédure pour homicide involontaire et non assistance à personne en danger. Dans cette affaire, le suspect «a confirmé être le conducteur du véhicule incriminé», indique Alexis Bouroz, «lequel aurait connu un problème de colonne de direction les précipitant alors dans le ravin. L'intéressé a concédé par ailleurs avoir consommé de l'alcool avant son accident. Il fera l'objet de poursuites ultérieurement pour ces faits.»
 

Condamné en mars 2017

Mais il lui faudra aussi purger les deux ans de prison auxquels il a été condamné en mars 2017 pour violences avec arme ayant entraîné une ITT supérieure à huit jours: «Dans la nuit du 21 au 22 février 2015, le mis en cause avait tiré avec un fusil de calibre 410, au moins à trois reprises, sur un véhicule dans lequel se trouvaient quatre habitants de Houaïlou, puis avait pris la fuite.»

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