Koné-Tiwaka : une aire de repos fermée pour cause d'incivisme

environnement koné
aire de repos fermée koné
©David Sigal / NC la 1ère

Au cours du long week-end de l'Ascension, les Calédoniens en promenade en brousse ont trouvé certaines zones interdites d'accès, comme les aires de repos. Parmi les raisons qui expliquent ces restrictions, le comportement de certains passants, qui vont y jeter leurs ordures.  

La route transversale, qui mène de Koné à Poindimié, longe la rivière Tiwaka de la chaîne centrale au littoral. Dans cette partie de la brousse calédonienne, c’est uniquement le mauvais comportement de quelques-uns, qui pénalise tous les autres. Au pied du col Wilfrid, se situent les chutes de Pombeï. Elles marquent la jonction avec le GR Nord, le chemin de randonnée qui traverse la Grande Terre du Sud au Nord.

L’accès à l’aire de repos est interdit depuis l’an dernier. En cause : le mauvais comportement de certains automobilistes. La tribu a donc décidé d'en fermer l'accès. 

C’est carrément un dépotoir tout le long, en bas. Les gens jettent leurs saletés partout.

Roland Houon, guide touristique de la région.


"On retrouve les poubelles des maisons : les bouteilles d’huile, les boîtes de sardines, noix de coco râpée… lls font semblant de venir regarder mais ils amènent et repartent avec leurs voitures", poursuit le guide.

Une situation décevante

panneau déchets koné
©David Sigal / NC la 1ère

L'aire de repos de Pombeï est un site unique, très prisé des Calédoniens comme des touristes. Roland y est très attaché et il est formel : selon lui, ceux qui polluent ne viennent pas forcément d’ailleurs mais plutôt des environs. Une situation qu'il qualifie de "regrettable" pour les personnes qui visitent. "Quand on voit des cas comme ça, ce n’est pas bon. Peut-être que c’est des gens qui n’ont pas payé leurs poubelles…", s'interroge Roland.
 
En remontant la rivière Tiwaka, d’autres sites restent malgré tout ouverts au public comme le lieu-dit Grand Coude, peu avant les chutes de Pombeï, et ceux près des ponts de la tribu de Bopope. 

Le reportage de Gilbert Assawa et David Sigal.