Le confinement, l’occasion de jardiner et de transmettre

coronavirus touho
jardin Poindimié
Esther et Djéla ont créé un jardin chez elles. ©Marguerite Poigoune
Le confinement est bien vécu par des familles, notamment en tribu. C’est le côté positif. Elles en profitent pour préparer des champs, tout en transmettant des savoirs aux plus jeunes. Les cultures et le nettoyage autour des habitations se multiplient.
« Il y a pas mal de gens qui sont aux champs pour nettoyer, planter… »
Pour Malkel, rentré à Touho avec femme et enfants, le confinement a ses côtés positifs. « Pour moi personnellement qui vient de Nouméa, ça fait du bien de toucher un peu la terre ». 
 

Champs et potagers

Les champs se multiplient notamment en tribu, comme à Touho. De quoi s’occuper pendant le confinement.  
Même constat à Poindimié. Jean Boniface, habitant de la tribu d’Ometteux, prépare plusieurs petites parcelles de champs de manioc, près de son habitation.
« Juste pour passer le temps, comme ça. Il faut éviter de sortir, c’est mieux de rester aux champs parce que tu travailles, et ça fait sortir un peu de la sueur ». 
culture Champ
©Marguerite Poigoune

Aude de Pambou, toujours à Poindimié, s’active aussi dans son jardin. Le confinement l’incite à s’adonner à des activités qu’elle ne faisait jamais.
« J’ai nettoyé mes fleurs, j’ai fait un champ de manioc, un jardin, un potager de tomates, d’oignons et de persil ». 
Même au village, à Poindimié, Esther et sa fille Djéla, 6 ans ont trouvé un coin, près de leur habitation pour mettre en terre, quelques plants.

Confinement jardinage Poindimié itw

 
Touho, Poyes, enfants cuisinent
Jean-Philipe et Aline apprennent des recettes traditionnelles avec leur grand-mère. ©Ruth Poinine
 

Transmettre les traditions

Le partage avec les anciens et la famille est aussi un côté positif du confinement, relève la jeune Aude.
« Ça fait du bien, surtout les moments de prière. Et ma mère me racontait comment ils vivaient avant, et surtout comment ils faisaient le chemin de croix, en paicî ».  
L’occasion aussi de transmettre des savoirs aux enfants, comme des recettes des anciens. C’est ce qu’a fait Jean-Philippe, 9 ans,  à la tribu de Poyes à Touho, avec sa grand mère.
« Elle nous a appris à mettre des anguilles dans des feuilles de citrouille. Ensuite, on a mis dans la marmite, on a mis du lait de coco ». 

Travailler la terre, c’est certes le bon côté du confinement, mais surtout pour ceux qui disposent d’espace. Il est certain que la situation est plus difficile pour d’autres qui n’ont pas cette chance.