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Ouvrages d'art en province Nord : une gestion à toute épreuve

En province Nord, plus de 130 ouvrages ont été recensés par la DAF, la Direction de l’Aménagement et du Foncier. Face aux difficultés budgétaires, l'Assemblée a du faire des choix en matière de gestion et de réfection des installations.

Le pont de Kokingone à Touho, opérationnel depuis l’an dernier. © Cédrick Wakahugnème / 1ère
© Cédrick Wakahugnème / 1ère Le pont de Kokingone à Touho, opérationnel depuis l’an dernier.
  • Cédrick Wakahugnème
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A Touho, le pont Charlot menace de tomber en ruine. La province Nord a dégagé des crédits pour financer la reconstruction de l’ouvrage. Une dizaine d’ouvrages d’art « dits » prioritaires ont été recensés. Afin de déterminer, le degré de dangerosité des installations, chaque ouvrage est scruté à la loupe par les agents de la DAF. « Nos équipes sont sur le terrain », indique Jean-Paul Moestar, le Directeur de la Direction de l’Aménagement et du Foncier de la province Nord, « Les entretiens doivent se faire couramment. Les agents doivent vérifier si les fondations sont protégées et si l’eau circule correctement sur et sous l’ouvrage ». La gestion des ouvrages d’art est un véritable défi pour les collectivités.

Des installations vieilles de 50 ans

La vétusté des ouvrages est l’une des priorités du processus de prise en charge par la DAF. Cette vétusté est le plus souvent liée à l’âge de certaines infrastructures. A Poro, par exemple, l’un des ponts date de plus de 50 ans. L’ouvrage doit être reconstruit. La densité de trafic a aussi un impact sur les installations. « Aujourd’hui, les ouvrages sont de plus en plus sollicités », souligne le Directeur de la DAF, « le trafic routier est conséquent avec des charges plus lourdes qu'à l’époque. Forcément il y a de l’usure, le temps qui fait son travail. Le béton n’est plus de bonne qualité surtout sur des ouvrages de ce type ».
Le pont Amoa à Touho lors des fortes de pluies qui ont accompagné le passage de la dépression Fehi. Les vagues submergent le radier, surtout lors des marées hautes. © Syvanna Pouaouloubei
© Syvanna Pouaouloubei Le pont Amoa à Touho lors des fortes de pluies qui ont accompagné le passage de la dépression Fehi. Les vagues submergent le radier, surtout lors des marées hautes.

L’impact de la montée des eaux

Depuis 5 ans, la solidité des infrastructures est mise à rude épreuve. Le phénomène climatique de la montée des eaux est aussi un facteur à prendre en compte. Par endroit, les radiers sont submergés ce qui rend parfois le trafic routier difficile. « les routes de la côte Est sont pour la plupart près du bord de mer », indique Jean-Paul Moestar, « comme on est dans des endroits très plats, ces infrastructures sont directement impactées par la montée des eaux. Dans ces conditions, nous demandons aux automobilistes d’être vigilant ». A ce jour, plusieurs ouvrages, entièrement refaits, ont été livrés comme les ponts du Petit et Grand Kokingone à Touho et celui de Wéruck à Pouébo. D’autres installations sont en cours de réfection.
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