Coup de chasse mortel : une enquête ouverte pour homicide involontaire

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 Coup de chasse mortel : une enquête ouverte pour homicide involontaire
La gendarmerie de Touho est chargée de l'enquête. ©C.C.

C’est bien la piste de l’accident qui est privilégiée après la mort d’un chasseur, le 5 juin, à Touho. L’auteur du coup de feu mortel, âgé de 18 ans, chassait pour la première fois. 

Un geste maladroit, une imprudence, voire un manque d’attention… Voilà ce qui semble expliquer le drame survenu le samedi 5 juin, à Tiwaka, entre Poindimié et Touho. Selon le communiqué du procureur de la République Yves Dupas, envoyé ce lundi, "à ce stade" les enquêteurs privilégient la thèse de la "mort accidentelle" pour expliquer le décès de ce chasseur de 37 ans. 


Non port du chasuble

Une dizaine de témoins a été entendue dans cette affaire. Selon leurs déclarations, les chasseurs étaient postés sur une ligne de crête en attendant que le gibier soit rabattu. Or, la victime, qui ne portait pas de chasuble, aurait quitté son emplacement pendant la partie de chasse. L’homme, originaire de Tiwaka, a été blessé par arme à feu aux alentours de 11 heures. Malgré l'intervention des secours, composés d’un médecin, d’un infirmier et des pompiers, la victime est décédée à 12 h 10. 


L'auteur présumé reconnaît les faits

Peu après, l’auteur présumé du coup de feu a été placé en garde à vue. Il "a reconnu sa responsabilité" et déclaré "avoir tiré dans les fourrés pensant qu’il s’agissait d’un gibier, qui venait de bouger", précise le procureur de la République. Le mis en cause a ensuite "rejoint la tribu de manière à appeler les secours". Agé de 18 ans, ce chasseur novice participait pour la première fois à une session de chasse. 

Une autopsie annoncée cette semaine

C’est la brigade de gendarmerie de Touho qui est chargée de mener cette enquête pour homicide involontaire. Une autopsie, ordonnée par le parquet, doit être pratiquée dans la semaine. Dans l’attente des résultats, le mis en cause a été libéré. Le chef d’homicide involontaire est passible de trois ans de prison.