Les enfants à la découverte de l’igname

traditions boulouparis
Journée igname Boulouparis
©NCla1ère
Ateliers découverte autour de l'igname. Ce vendredi à Boulouparis, le conseil coutumier Xârâcùù organisait une journée culturelle sur le précieux tubercule. Un évènement qui a rassemblé une cinquantaine d'élèves de différentes communes du territoire. 
Une journée pour se connecter à la vie coutumière… Ce vendredi à Boulouparis, une cinquantaine d’élèves d’écoles primaires de Kouaoua, Canala ou encore La Foa acquièrent de nouvelles connaissances sur l’igname, symbole de l’homme dans la société kanak. 


Planter l’igname

Premier atelier : apprendre à planter le légume sacré en tenant compte des éléments naturels.
« On met la tête vers la montagne, après on creuse, et après on met le tuteur »  explique Kenny Mediara, écolier de La Foa. «  Et avant de commencer , il faut se mettre à genoux ».
Une orientation vers la montagne qui permettra d’optimiser le temps d’ensoleillement des tubercules. 
Journée igname Boulouparis. Bougna
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Préparer le bougna

Autre savoir traditionnel enseigné, le tressage d’une assiette kanak en feuilles de cocotier, qui servira plus tard à déguster un bougna. Mais encore faut-il savoir le cuisiner. Des intervenantes enseignent les étapes de sa préparation, des aliments qui le composent, aux différents types de cuisson.
« C’est important d’attacher l’igname pendant la cuisson pour que ça ne s’écrase pas » a retenu Yakita Nechero.
 
Journée igname Boulouparis
©NCla1ère

Partager sa culture 

Au milieu des différents ateliers, les anciens veillent. Parmi eux, des représentants du sénat coutumier, partenaire de cet événement avec l’association des langues kanak et l’aire Xârâcùù.
Cette année, les invitations à ces journées de transmission ont été élargies. Elles étaient auparavant exclusivement destinées aux enfants des tribus environnantes. 
«  Il faut qu’on ne soit plus fermés entre nous. On parle de destin commun, donc, nous, à travers ça, on a projeté de travailler avec les écoles et aller chercher les écoles où il y a plus d’entrées ethniques, pour qu’on puisse échanger et partager » explique Roger Thevedin, président de l'aire Xârâcùù. 
Prochaine occasion de s’immerger dans la vie coutumière, en octobre prochain à Canala. Une résidence culturelle ouverte au public et programmée à la tribu de Nakéty. 
Le reportage de Loreleï Aubry et Cédric Michaut 
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