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La sécheresse oblige les éleveurs à faire abattre leurs bêtes

sécheresse boulouparis
Elevage. Bétail. Stockman
©Claude Lindor
En cette période de sécheresse, l'activité des abattoirs de l'OCEF est en hausse. Les éleveurs envoient plus de bêtes qu'en période normale. La sécheresse qui impacte déjà beaucoup d'élevages, notamment celui de Jean-Claude Montier à Boulouparis.
Au petit matin, sur la propriété Montier à Boulouparis, le camion de l’OCEF vient charger une vingtaine de veaux âgés de six à onze mois. 
Une manoeuvre de précision suivie de très près par les stockmen. Il ne faut pas que les bêtes se blessent lors du transfert. Un camion qui partira livrer ces veaux directement à l’abattoir de Bourail.
Elevage. Bétail. Stockman
©Claude Lindor

 

Manque de pâturages

Si Jean-Claude Montier a décidé de faire partir une vingtaine de veaux, c’est pour soulager les mères en cette période de sécheresse.
« Le problème, c’est qu’on a de moins en moins de pluie. Alors les pâturages ne remontent pas et on arrive en fin d’année alors c’est comme de la terre. On a quand même les aides de l’Apican, l’achat d’aliments sécheresse et les balles de foin qui nous aident aussi. C’est déjà pas mal ».
Même si les pâturages sont secs, Jean-Claude continue de changer les troupeaux de paddock. 
Elevage. Bétail
©Claude Lindor
 

Pas le choix

Sur les quelques trois cents bêtes que compte son cheptel, l’éleveur va devoir se séparer de plusieurs d’entre elles dans les semaines à venir. Son fils Laurent vient l’aider sur la propriété pendant ses heures de repos.
« Plus ça va, plus on est obligé de mettre le bétail à l’OCEF. Là, on a des troupeaux de boeufs que normalement on devrait mettre en début d’année, mais on ne va pas pouvoir parce qu’ils vont perdre du poids. Ils ne sont pas arrivés à terme, mais on va être obligé quand même de les mettre à l’abattoir » explique Laurent Montier.
Mi-décembre, il se séparera de quinze nouvelles vaches, puis encore une dizaine. 
Elevage. Bétail
©Brigitte Whaap
 

Une hausse de 18 % de l’activité de l’OCEF

Une situation similaire dans plusieurs cheptels calédoniens. En effet à l’OCEF, l’activité est en hausse de 18%.
« Aujourd’hui pour envoyer une bête à l’OCEF, il faut qu’elle soit en état correct, donc c’est là tout le challenge. C’est de répondre assez rapidement à la demande des éleveurs qui naviguent à vue en fonction des conditions météorologiques qui sont souvent difficiles à prévoir » explique Samuel Prevost, directeur de la section viande de l’OCEF.
Habituellement la viande bovine calédonienne représente 50% du marché. Avec les abattages supplémentaires, elle passe à 75%. Mais que les Calédoniens se rassurent, la viande reste de très bonne qualité nous certifie l’OCEF.
Le reportage de Brigitte Whaap et Claude Lindor 
©nouvellecaledonie
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