Bourail : «une attaque extrêmement rare»

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Requin tigre

Une monitrice de plongée a été mordue à la cuisse par un requin, jeudi, à l’extérieur du récif de Bourail. L’accident s’est produit lors d’une plongée sous-marine en bouteille. Une attaque extrêmement rare en Calédonie d'après un spécialiste.

A Bourail, jusqu'à dimanche inclus, habitants et vacanciers sont toujours privés de baignade à la Roche-Percée, après l’attaque d’une monitrice de plongée. L’accident s’est produit jeudi, à la pointe Patanga. La victime, âgée de 44 ans, a été grièvement blessée à la cuisse. Après son opération, elle a d'ailleurs indiqué que le squale qui l’a attaquée faisait entre 3 et 4 mètres et aucun doute possible : il s’agit bien d'un requin-tigre.

La première attaque de ce type

Selon le médecin Claude Maillaud, spécialiste de la faune dangereuse d’Océanie, « c’est la première attaque de ce type jamais recensée en Calédonie ». « Les plongeurs en bouteille sont très rarement victimes d'attaque de requins contrairement aux chasseurs sous marins. L'hypothèse c'est que le bruit et les bulles auraient un effet dissuasif sur les requins.»

Claude Maillaud
©NC la 1ère

Une intrusion sur son territoire

On pensait dans un premier temps à une attaque de requin albi, mais c’est finalement un requin-tigre qui serait à l’origine de ce drame. « Il pourrait s'agir d'une attaque de type territoriale. Ce sont des animaux extrêmement agressifs et il est possible qu'il ait vécu la présence des plongeurs comme une intrusion sur son territoire», ajoute Claude Maillaud.

Des bouteilles à bulles

Concernant l’état de santé de la victime : la jeune femme a été opérée jeudi, son pronostic vital ne semble pas engagé. Hadrien Lefranc, le collègue et salarié de Bourail Aquadiving, revient sur les circonstances de cette attaque. « On était en bouteille circuit ouvert, c'est-à-dire qu’on était avec des bouteilles classiques, qui faisaient des bulles. C’était au début de la plongée à 36 mètres de profondeur. Après cinq minutes de plongée. C'est encore le flou total. On sait que c’est un endroit qui est pêché, il y avait des pêcheurs juste avant. On ne sait pas si ça a pu attirer un requin.» 

ITW Hadrien Lefranc

Cette attaque en rappelle une autre, survenue également à Bourail, il y a un peu plus d’un mois. Une scientifique avait été blessée à la jambe près de l’île Verte. Là aussi, il s’agissait d’un requin-tigre.