A Farino, les vers se cachent pour survivre

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Ver de bancoule
©Louis Perin
Née il y trente ans, à Farino, la Fête du ver de bancoule a bâti sa réputation sur deux concours insolites : le « bouffage » mais aussi le « fouillage ». Les règles de cette deuxième discipline sont simples : faire sortir un maximum de vers de leur tronc de bancoulier. 
Il est petit, jaunâtre et grassouillet… Mais une fois par an, la star d’un jour, c’est lui. Comme chaque année, ses admirateurs sont venus en nombre pour le toucher, le photographier, voire le déguster.
Reste qu’avant de le passer à la casserole, il faut savoir le débusquer. Car à Farino, les vers se cachent pour survivre.
Ver de bancoule
©Louis Perin

Le fouillage, tout un art 

Mais les spécialistes à l’œil exercé le savent : sa présence se devine au premier coup d’oeil. « Faut chercher les gros bois bien blancs. Quand c’est trop pourri, ça veut dire que c’est tout bouffé déjà. Plus les bois sont durs, plus (les vers) sont gros », explique Dylan, un participant.
Le fouillage est un art particulier, qui nécessite force et rapidité afin d’extraire la vedette des troncs de bancouliers dans lesquels elle aime se cacher. Et parfois, un outsider vient bousculer l’ordre établi.
Ver de bancoule
©Louis Perin

La soupe à la grimace

Avec 108 vers récoltés en 5 minutes, Marie-Madeleine a surpris la concurrence. « J’ai vu le premier groupe faire et du coup, on nous a conseillés un peu et puis, ça y est, c’est parti ! »
Reste à déguster le produit de sa chasse. Et c’est là que le petit ver prend sa revanche. Star encore… mais du festival de la grimace. 
Farino ver de bancoule
Novice dans la discipline, Marie-Madeleine s'est imposé avec 108 vers débusqués en seulement 5 minutes. ©Charlotte Mannevy
Le reportage de Charlotte Mannevy et Louis Perin 
©nouvellecaledonie
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