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Un joli brin de riz calédonien

Voilà plusieurs semaines que dans le Sud de la Calédonie, des agriculteurs récoltent les brins d’un riz long, fluvial et parfumé. A Boulouparis, David Perrard s’est lancé dans cette culture depuis trois ans. Une nouvelle filière tournée vers l’autosuffisance alimentaire.

De gauche à droite, Julien Barbier (Erpa), le producteur David Perrard et Rémy Kulagowski (DDR). © NC La 1ère / Cédrick Wakahugnème
© NC La 1ère / Cédrick Wakahugnème De gauche à droite, Julien Barbier (Erpa), le producteur David Perrard et Rémy Kulagowski (DDR).
  • Par Françoise Tromeur
  • Publié le , mis à jour le
Il est des coins du pays où on garde le souvenir d'anciennes cultures de riz. Comme à la mission de Saint-Louis et à La Coulée, où l’école du quartier ne s’appelle pas La Rizière pour rien. Mais aujourd'hui, c’est sur la côte Ouest qu’on mise sur la céréale si appréciée des Calédoniens, et dans l'idée de construire une véritable filière.

«Cultiver toute l'année»​

A Boulouparis, huit hectares sont en cours de récolte, à l’aide d’une moissonneuse. Nous sommes sur le domaine agricole de David Perrard. Le céréalier établi à Ouaménie produit du maïs et du sorgo. Il y a trois ans, il s’est aussi lancé dans la culture du riz, pour se diversifier. «Il faut rationnaliser nos exploitations, explique-t-il. Si on peut cultiver toute l’année, quelle que soit la culture, on a des apports financiers tout le long de l’année. Economiquement c’est indispensable.»

Loin des anciennes rizières irriguées du Mont-Dore, voilà à quoi ressemblent les champs de riz de Boulouparis. © NC La 1ère / Cédrick Wakahugnème
© NC La 1ère / Cédrick Wakahugnème Loin des anciennes rizières irriguées du Mont-Dore, voilà à quoi ressemblent les champs de riz de Boulouparis.

Quatre ans d'essa​is

Dans ce projet, des tests ont été réalisés depuis quatre ans. Des essais qui ont été concluants. Ils découlent d’un partenariat entre les producteurs céréaliers, la province Sud et l’Erpa. L’Etablissement de régulation des prix agricoles se charge des études de faisabilité. Reste à finaliser le volet commercial.

Riz paddy et riz cargo​

«Il manque les premiers maillons de transformation, détaille Julien Barbier, le chargé de mission, à savoir des unités à même de pouvoir réceptionner, sécher, nettoyer ces grains de riz. Et d’autre part, un second maillon de pré-transformation, qui est celui du décorticage. Pour pouvoir passer du riz paddy, c’est-à-dire avec son enveloppe, à un riz cargo, c’est-à-dire un riz décortiqué. » 

© NC La 1ère / Cédrick Wakahugnème
© NC La 1ère / Cédrick Wakahugnème

10 000 à 11 000 tonnes consommées

Les brins de riz se récoltent en saison chaude et cette culture entre désormais dans le calendrier des huit producteurs qui se sont lancés dans l’aventure. L’an dernier, 35 hectares ont été semés entre Tontouta et Boghen. Une filière qui a de quoi participer grandement à l’autosuffisance alimentaire de la Nouvelle-Calédonie, où 10 000 à 11000 tonnes de riz sont consommées chaque année.  1 523 863 701

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