L'Ordre des médecins réagit après l'agression d'un docteur en exercice

santé mont-dore
Ordre des médecins
©GARO / PHANIE
L'Ordre des médecins de Nouvelle-Calédonie apporte son soutien au docteur de SOS Médecins volontairement percuté en traversant Saint-Louis et se dit «prêt à s'engager avec la population pour que le droit et la possibilité de réalisation des soins soient garantis». 
L’Ordre des médecins de Nouvelle-Calédonie apporte son soutien au jeune docteur dont la voiture a été prise pour cible dans la nuit de jeudi à vendredi, au Mont-Dore. Vadeck-Pierre Caloni revenait d’une intervention au Vallon-Dore et se rendait auprès d’un autre patient à Païta quand un pick-up a percuté son véhicule à plusieurs reprises, dans la traversée de Saint-Louis. SOS Médecins a décidé dans la foulée de ne plus accepter de visite dans le Sud du Mont-Dore. Selon nos informations, le ou les auteurs de l’attaque n’ont pas encore été appréhendés.

«Mesurer la valeur symbolique de ce geste»

«Devant l’ampleur et la gravité de l’agression», l’Ordre, via un communiqué transmis ce matin, «demande aux responsables coutumiers, communaux, provinciaux, au Territoire et à l’Etat, de mesurer la valeur symbolique de ce geste et d’assumer leur responsabilité respective. La liberté d’accès aux soins et la possibilité pour la population de les recevoir est un fondement des droits humains. A ce titre, les responsables doivent tout mettre en œuvre pour les garantir.» 

«Véritable guet-apens»

«Pour le médecin en exercice, c’est quelque chose d’inimaginable», développe le vice-président de l’Ordre des médecins, Paul Béjan, joint par téléphone. «Malheureusement, ce n’est pas un premier épisode sur le territoire et dans cette commune. Mais je pense qu’au-delà de cette agression du médecin, c’est tout simplement une agression envers la population. On l’empêche de recevoir un soin.» Et d’ajouter: «Il revenait d’une visite. Il avait été mandaté à la demande d’un particulier, par le Samu. Il l’a fait en toute tranquillité, dans le respect de ses convictions professionnelles et tout simplement humaines. Se retrouver dans ce véritable guet-apens, ce n’est pas normal. »

Ecoutez Paul Béjan.

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