Assurer l'approvisionnement en eau potable lors des fortes pluies

eau potable mont-dore
eau potable plum
©Cédric Michaut

Depuis la fin de l’année dernière, de fortes pluies sont enregistrées sur l’ensemble de la Nouvelle-Calédonie. Des précipitations qui impactent forcément l’approvisionnement en eau potable et qui peuvent entraîner une eau trouble. C’est le cas dans certaines communes. 

Dans la commune du Mont-Dore, la fontaine de Plum est ouverte au grand public toute l’année. La population peut s’approvisionner gratuitement en eau potable. Depuis quelques jours, on compte de nouveaux usagers. « Je pense que ça vient peut-être des dernières pluies qui sont tombées. L’eau elle n’est pas claire, elle a jauni ; on est obligés de venir à la fontaine pour venir chercher l’eau plus claire et plus propre » indique Foli Mafutuna, un habitant de Plum. 

La surveillance des captages

Les 27 000 administrés de la commune du Mont-Dore consomment 4 millions de m3 d’eau potable par an. Pour l’approvisionnement, la ville dépend du grand tuyau de la Tontouta, d’une source et de 12 points de captage. Ces derniers peuvent être impactés en cas de lessivage des sols. En effet, du 12 au 18 janvier, Météo France NC a enregistré 118 mm de pluie à la Coulée
 

On a trois captages qui sont perturbés significativement quand il y a des épisodes de pluies qui durent un certain temps ou de forte intensité donc on en a deux sur la partie Nord : Yahoué et puis la Thy et un sur la partie Sud. Quand ces captages sont impactés, ils sont fermés de façon automatique dès que les seuils de turbidité sont mesurés et constatés et ensuite on fait une bascule sur le grand tuyau ou sur les tuyaux avoisinants

Olivier Berthelot, 5ème adjoint au Maire en charge de l’environnement, de l’hygiène et de la santé publique 


L’alimentation des populations en H2O potable est de compétence communale. La Calédonienne des Eaux intervient en délégation de service public, notamment dans le traitement bactériologique. « Nous avons un programme d’auto-surveillance d’analyses régulières de la qualité de l’eau sur la bactériologie et sur la physicochimique. Tout ce qui va éventuellement colorer l’eau, va être mesuré en permanence pour garantir une eau potable sur toutes les ressources que nous gérons » indique Didier Pouzou, directeur général de la Calédonienne des Eaux.

Contactée par téléphone, la direction des affaires sanitaires et sociales tient à sensibiliser les 33 communes du territoire. En effet, le plan de sécurité sanitaire des eaux mis en place de 2010 à 2018, révèle que seuls 17,3% des unités de distribution de l’eau sont traités contre la turbidité.  

Le reportage de Natacha Lassauce-Cognard et Cédric Michaut.