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Un chantier pour accompagner les jeunes vers l’emploi

Pour des jeunes sans qualification professionnelle, accéder au monde du travail passe souvent par l’insertion. Zoom sur un chantier de dépollution et de déconstruction d’un bus à Ducos qui a attiré une douzaine de stagiaires. 

© Brigitte Whaap
© Brigitte Whaap
  • Brigitte Whaap avec Loreleï Aubry
  • Publié le , mis à jour le
C’est un chantier de formation destiné à un public de demandeurs d’emploi sans qualification professionnelle. Au dépôt Karuïa (Ducos), un groupe de stagiaires, confrontés à des difficultés d’insertion après avoir quitté le système scolaire, a ainsi pu découvrir les métiers de la mécanique et de la métallurgie a travers la déconstruction d’un autobus en fin de carrière. Un secteur qui, depuis quelques années, s’oriente de plus en plus vers le recyclage. De quoi intéresser des jeunes qui apprennent tous les gestes -hautement techniques- de déconstruction d'une épave auto avant la revalorisation d'un certain nombre d’éléments. Une formation qui en appelle une autre. 
 

L’automobile, c’est quelque chose qui m’a toujours intéressé. Donc, quand j’ai vu l’annonce, j’ai immédiatement postulé. Aujourd’hui, c’est très dur de trouver du travail sans diplôme, sans formation…c’est pour ça que je cherche des formations qualifiantes. 

- Glen Delessert, stagiaire 

 

© Brigitte Whaap
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Un stage dans des conditions réelles de travail 


Ici, les stagiaires sont formés dans un contexte réel de production, sans le stress des impératifs de rentabilité économique. Néanmoins, le programme de formation a été pensé pour réaliser des objectifs quotidien afin de permettre aux jeunes d’acquérir les qualités nécessaires pour accéder à des emplois. « Le but de cette formation c’est de leur redonner un cadre. A commencer par être présent chaque jour. L’assiduité est impérative. Dans certains cas c’est très simple, parce qu’ils ont une très grande motivation pour réussir à suivre cette formation sur les cinq mois. Dans d’autres cas, c’est plus compliqué et on est alors obligés d’expliquer, de réexpliquer (les enjeux de ce projet ndlr) et au final on arrive toujours a avoir un résultat correct. » explique Pierre-Olivier Clauret, formateur technique du groupement pour l’insertion.
© Brigitte Whaap
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Valoriser les stagiaires 


Alors que les différentes parties du bus sont peu à peu dépolluées, que l’huile usagée est retirée et que les différents métaux sont placés dans des bennes pour être recyclées, les jeunes acquièrent de nouvelles compétences jusqu'à leur parfaite maîtrise. Au delà de l’automobile, ils pourront par la suite prétendre à des emplois liés au traitement et la valorisation des déchets, de l’industrie, voire même du bâtiment. Jean-Louis D’Anglebermes, membre du gouvernement en charge de la formation, développe : « C’est une activité très valorisante. On voit que ces jeunes sont très motivés et heureux car on leur permet d’avoir une place dans la société et des perspectives professionnelles. Beaucoup d’entre eux pensent aller vers des métiers tels que chauffeurs, etc. Donc c’est pour eux le premier pas du circuit pour pouvoir s’insérer à un moment donné, et suivant leur volonté, au niveau qu’ils voudront, dans la société. » 


Deux autres chantiers de formation de ce type sont programmés en 2020. L’objectif est double : l'accompagnement de nouvelles personnes sans qualification professionnelle vers le marché de l'emploi et le démontage de 95 bus Karuïa, prochainement remplacés par ceux de Tanéo. 

Le reportage de Brigitte Whaap et Franck Vergès
CHANTIER INSERTION

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