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Le Mois du patrimoine commence à coups de bambou

patrimoine nouméa
Mois du patrimoine ouvert au château Hagen, bambou gravé, 24 août 2019
Ces bambous «gravés» au feutre deviendront un carillon géant. ©Nicolas Fasquel / NC la 1ere
Qu'est-ce qui unit de nombreuses communautés de Nouvelle-Calédonie ? Le bambou et ses utilisations traditionnelles est le fil conducteur qui guide le week-end organisé au château Hagen, à Nouméa, pour lancer le Mois du patrimoine 2019.
Le bambou, ça sert à tout. Au château Hagen, les participants au Mois du patrimoine ont en tout cas eu ce samedi un condensé de ses utilisations ancestrales dans différentes communautés du pays.
 
Mois du patrimoine ouvert au château Hagen, carillon en bambou, 24 août 2019
L'œuvre participative à base de bambous. ©Nicolas Fasquel / NC la 1ere
 

Œuvre participative

La plante se décline bien sûr en bambous gravés, ce que les visiteurs pouvaient reproduire au feutre avec l’artiste Clarisse Itrema. Un mot à écrire dans l’une des quatorze langues proposées, et ils pouvaient participer à une œuvre collective : un carillon à vent géant pensé par Marie Claudel.
 

Un atelier percutant

Pour les percussions, on trouvait à la manœuvre l'association Xoobwen Fwada, venue du Nord exprès pour transmettre les rudiments de cet instrument. Des images de Lizzie Carboni.  

Lancement commun

Ce lancement officiel du Mois du patrimoine associe en effet les trois provinces, l’Académie des langues kanak, le centre Tjibaou et l’association Zéro déchet. Le fil rouge du bambou, c’est aussi présenter des arts martiaux qui utilisent ce bois, la construction de farés, la fabrication de peignes, des massages traditionnels vietnamiens, la musique de l’angklung indonésien…
 
Mois du patrimoine ouvert au château Hagen, tai chi, 24 août 2019
©Nicolas Fasquel / NC la 1ere
 

Objets de la collection Costes

Et une exposition inédite justement intitulée Art du bambou. Ouverte dans le château Hagen à partir de ce samedi et jusqu’au 22 septembre (pour tout le Mois du patrimoine), elle met en valeur certaines pièces de la collection cédée à la province par William Costes. Des objets historiques qui évoquent le bambou, comme ces pipes à eau japonaises.
 
Pipes à eau japonaises de la collection Costes, 24 août 2019
Pipes à eau japonaises de la collection Costes. ©Lizzie Carboni / NC la 1ere
 

Contemporain

Une exposition d’art contemporain de l’association Siapo y fait un pendant plus moderne, tandis que l’on peut encore découvrir l’exposition «CuRIOsum» de Charlotte Mollet, Virginie Purple et Marc Le Chélard.  
Le reportage de Lizzie Carboni et Nicolas FASQUEL à retrouver au JT de 19h30. 
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