Référendum : l'assemblée de la province Sud fait le vœu d'une consultation dès cette année

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Assemblée de la province Sud, voeu sur le référendum, 12 mai 2021
Le vœu a été en assemblée de la province Sud, mercredi 12 mai. ©NC la 1ere

Les élus de la province Sud avaient plusieurs dossiers à examiner, ce mercredi, à Nouméa. Dont un vœu demandant à l’Etat d’organiser la troisième consultation référendaire dès 2021. Il a été adopté après un amendement de Calédonie ensemble. Le FLNKS s'y est opposé.

A la faveur d’un accord entre non indépendantistes, la formulation du vœu proposé aux élus a été modifiée, ce mercredi 12 mai. "Si la troisième consultation sur l'accession à la pleine souveraineté est celle prévue par l'Accord de Nouméa", précise le texte adopté, "la province Sud demande à l'Etat qu'elle soit organisée le plus tôt possible, dès octobre 2021 et au plus tard en décembre 2021". En clair : inutile d’attendre, si l’on se dirige vers un référendum identique aux deux premiers. 

Sans le FLNKS

Le FLNKS a voté contre. Il a estimé, par la voix d'Aloisio Sako, que les conditions n'étaient pas réunies, optant pour un scrutin en 2022 afin de laisser passer l’élection présidentielle.

On va rentrer dans une période d’intensité politique nationale. Nous serons impactés. Donc il n’est pas question d’instrumentaliser cette troisième consultation.

Aloisio Sako, FLNKS

 

Accord "historique"

Un accord a été trouvé entre l'Avenir en confiance, Générations NC, Calédonie ensemble et l'Éveil océanien. Il a été qualifié d’"historique" par la présidente de la province Sud. Pour Sonia Backès, l’organisation de la consultation avant la fin de l’année est techniquement possible, et une question de volonté.

C’est un acte politique fort. Il faut que l’Etat comprenne qu’il y a une volonté majoritaire de sortir de cette période d’incertitude. Et qu’il ait le courage, avant la fin du quinquennat, de sortir la Nouvelle-Calédonie de la situation dans laquelle elle est. 

Sonia Backès, Avenir en confiance

 

Pour Calédonie ensemble, cela paraît très compliqué. Le parti de Philippe Gomès attend de voir si un accord peut être trouvé à Paris, durant les discussions politiques prévues du 25 mai au 3 juin.

C’est le rendez-vous de la dernière chance, si j’ose dire, en ce qui concerne le dialogue entre indépendantistes et non indépendantistes, et la capacité à se mettre d’accord sur autre chose qu’un référendum binaire qui nous oppose les uns aux autres. 

Philippe Michel, Calédonie ensemble

 

Compte-rendu d’Erik Dufour et Christian Favennec :