Rencontres et trouvailles exclusives au marché des femmes rurales 

culture
marché des femmes rurales 2020
©Patrick Nicar
À Nouméa, le centre culturel Tjibaou accueillait dimanche, le premier marché rural de l'année. Depuis 2017, les associations et producteurs de brousse s'y retrouvent chaque mois, pour vendre leur production. L'occasion de trouver également des produits rares sur les étals de la capitale.
Ce marché rural est devenu au fil des mois un moment de rencontre privilégié entre consommateurs citadins et producteurs de brousse. On y trouve des fruits et légumes du terroir, des produits transformés tels que sirop, confitures, achards mais aussi plus rare comme des cœurs de bambou et autre plants à repiquer.

"Je veux planter de la citronnelle et j'attendais le marché avec impatience. Je vais tous les mois l'année dernière " confie Thérèse Wamytan, une calédonienne venue faire le plein.
 

Succès indémodable 

paniers de fruits
©Patrick Nicar

Ce marché est aussi une remarquable vitrine pour les producteurs. On y vient de toute la Calédonie : de Houaïlou en passant par Poya, les femmes des villages et des tribus sont réunies.

"C'est une belle opportunité pour nous. On arrive à écouler entre 2000 et 3000 kilos de produits frais par an" indique Céline Maïlehako, de l'association marché de Poya. 
 

Café bio et local : la surprise du marché 

Café calédonien
©Patrick Nicar

Érick Goujon est petit-fils de producteur et il veut relancer la filière café, restaurer les caféries et la grandeur du café calédonien version bio commerce équitable. 

" Il y a un renouveau qui sort dans le café, surtout au niveau du café de spécialité. Ce marché de niche de café de dégustation de haute qualité avec des débouchés internationaux, ça recommence. Avec nos anciens, ça a été perdu et là on essaye de remettre ça en place cette année" explique Érick Goujon. 

Érick Goujon propose un grain noir issu d’une production 100% locale avec du caractère et une pointe d’amertume pour révéler ses arômes. Selon les palets et les envies de chacun, on assiste à un voyage gustatif. "C'est un rêve, c'est super, il est délicieux" lâche une Calédonienne.
 

Un café 100% local 

Une production locale à fort potentiel qui avait disparu et qui renaît de ses cendres grâce à quatre producteurs de la côte Est et leur engouement pour le bio. Un café sélectionné grain par grain par les exploitants et par Érick Goujon, un natif de la Côte Est qui a eu le projet fou de relancer les vieilles serres des exploitations passées. Au total, ils sont 4 producteurs de Tieta, Poindimié, et Témala à le fournir. 

"On a des producteurs qui vont chercher leurs cafés à cheval, ça ne se fait plus et c'est de plus en plus rare. C'est dans une tribu où ce sont des grands parents et arrières grands parents qui faisaient déjà du café et ça a été abandonné " raconte Érick Goujon 

Une production labélisée 100% bio avec l’exigence d’être cultivée sous ombrage, un atout qui permet de préserver les plantations pendant 40 à 50 ans. 

Une fois par mois, ce rendez-vous culturel au centre culturel a repris ses droits. Dans tous les cas un échange fructueux pour tous les participants.

Le reportage de Natacha Cognard et Nicolas Fasquel.

 
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