Report de la rentrée scolaire en province Nord et en primaire en province Sud : quelles répercussions pour les enfants?

éducation
Rentrée scolaire. Touho. Nathan. élève cartable
©Marguerite Poigoune / NC la 1ere
Le report de la rentrée en province Nord et dans le primaire en province Sud chamboule l'organisation des parents sur le territoire. Des décisions qui selon Hélène David, pédiatre libérale, ne prennent pas en compte la santé mentale des enfants.

Après l’annonce du report d’une semaine de la rentrée scolaire en province Nord et du report de la rentrée pour les primaires en province Sud, l’heure est à l’organisation de dernière minute, pour les parents. Pour les professionnels de santé comme Hélène David, pédiatre libérale, ces décisions ne prennent pas en compte les répercutions psychologiques sur les enfants.

"Un certain nombre de mes collègues sont d’accord là-dessus. Les enfants sont très peu à risques de faire des formes graves de Covid", lance la professionnelle de santé. "Pour la santé des enfants, la santé psychique, émotionnelle, le plus important c’est de pouvoir rentrer à l’école le plus vite possible et de reprendre le cours normal de leur vie". 

"Risque de contamination intrafamilial"

"Les parents peuvent remettre en toute confiance leurs enfants, à l’école. Après, que les enfants puissent se contaminer et contaminer le reste de la famille, oui, c’est une réalité. Mais les dernières études, réalisées en Métropole, ont montré que le risque de contamination était plus intrafamilial. Des parents vers les enfants, plus que les enfants vers les parents", poursuit Hélène David. 

Hélène David, pédiatre libérale

 

Mesures politiques?

"Sur les derniers chiffres qu'on a eu, on n’a pas l’impression que l’épidémie reparte à la hausse, donc moi la question que je me pose, c’est est-ce que cette décision est vraiment basée sur des chiffres, ou est-ce que c’est une décision politique?", interroge la professionnelle.

Parmi les propositions de cette pédiatre libérale, l'organisation d'un débat public ou de société. "Je pense qu’il faudrait un débat public et un débat de société, pour mettre carte sur table pour dire qui est-ce que qu’on protège? Et si ce sont des décisions politiques qui emmènent à la fermeture des écoles, et bien il faut que ce soit dit, clairement", conclut Hélène David.