Saint-Louis, violences intrafamiliales, délinquance globale : le général Nicolas Matthéos, commandant de la gendarmerie de Nouvelle-Calédonie, invité de la matinale

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En août dernier, le général Matthéos, commandant de la gendarmerie de Nouvelle-Calédonie, a pris ses fonctions. Dès sa nomination, il a affiché ses priorités : l’ordre public, les violences intrafamiliales et la lutte contre toutes formes de délinquance.

Le général Nicolas Matthéos connaît bien la Nouvelle-Calédonie puisqu’il y a exercé comme commandant de la compagnie de Nouméa et des îles Loyauté dans les années 2000. Le fait de connaître le territoire a été un argument de poids dans cette affectation. « En effet, le fait d’avoir servi la Calédonie a été un critère qui a procédé au choix de ma candidature par mes supérieurs. J’ai demandé ainsi à revenir parce que j’aime également profondément ce pays », évoque-t-il.

La route de Saint-Louis

Nommé général et commandant de la gendarmerie de Nouvelle-Calédonie, Nicolas Matthéos a pris ses fonctions en août dernier. Il analyse l’évolution en près de quinze ans : « Depuis mon dernier passage, il y a un certain nombre d’éléments qui a évolué. Le pays a toujours son charme mais ça reste un territoire dans sa singularité et sa complexité.» Le haut gradé déplore ainsi une évolution défavorable de la délinquance. Le général Matthéos affiche ses priorités et ses ambitions, parmi lesquelles le maintien de l’ordre public en Nouvelle-Calédonie. « L’ordre public est une priorité qui exige des gendarmes, une très forte réactivité », déclare-t-il avant d'ajouter : « sur Saint-Louis, je travaille sous l’autorité du haut-commissariat pour trouver une solution », car pour lui : « il y a une minorité de jeunes actifs qui prennent en otage la population ».

Les violences intrafamiliales progressent

Il est un sujet sensible sur lequel le commandant de la gendarmerie insiste : celui des violences intrafamiliales. La Calédonie est loin d’être bonne élève. Selon les derniers chiffres de l’Isee, 43 % des violences sont d’ordre physique et sexuel. Ces violences se font le plus souvent sur fond d’alcool excessif. « L’évolution du nombre des victimes pourrait être important », souligne le haut fonctionnaire. Et de constater : « le fait que la parole soit libre désormais incite les victimes à porter plainte ».

Un entretien à retrouver ici.