Samuel Hnepeune : virage politique et bagage économique

gouvernement de nouvelle-calédonie
Samuel Hnepeune
©Martine Nollet

Tête de liste UC-FLNKS et Nationalistes et Eveil océanien pour le 17ème gouvernement calédonien, président démissionnaire du Medef-NC, sans doute bientôt d’Air Calédonie, Samuel Hnepeune change de cap. Du monde de l'entreprise à celui de la politique, il explique sa décision à NC la 1ère. 

NC la 1ère : Pourquoi  cet engagement sur la voie politique, vous qui êtes issu du monde économique ?  

Samuel Hnepeune : C’est une opportunité qui se présente. Je suis depuis très peu de temps aux commandes du Medef, le contexte politique est très compliqué, et le monde économique extrêmement inquiet. Des partis politiques me disaient qu’il y avait un message fort à envoyer, à la fois à la société et au monde économique : j’ai pensé que c’était le bon moment pour franchir le pas.

Quel est le message : il est temps que le monde politique change de visage ? 

S. H. : C’est valable pour le monde politique comme pour l'économie. A bien y réfléchir, le modèle calédonien a atteint ses limites. C’est un message que porte le monde économique et en particulier le Medef. Si je pouvais contribuer, de là où je serai demain, à faire en sorte que les discussions avancent en prenant en compte les réalités économiques, financières et politiques, alors c’est le meilleur moment pour le faire. 

On vous présentait déjà comme la 3ème voie au Medef. Vous serez une 3ème voie aussi en politique ?

S. H. : Le message porté ces derniers mois, en tout cas depuis que NC Eco a été créé, c’était de dire : le politique doit prendre en compte le monde économique, ce que le ministre des outre-mer a acté lors de sa visite. Effectivement j’ai été un peu passerelle entre les deux et je crois que les enjeux économiques, politiques, sociaux doivent faire l’objet de discussions transverses, et qu’il faut être plus nombreux pour faire en sorte que ces liens se tissent. Je pense surtout être un homme de dossier non issu du sérail politique, c’est peut-être ça la nouveauté.

Vous êtes sur les rangs pour la présidence ?

S. H. : Lorsque l’on s’engage dans ce genre d’initiative, on aime être dans les décisions, influer sur les orientations et les décisions et surtout renvoyer des messages forts au monde économique. Je pense qu’il faut être au bon endroit pour pouvoir le faire…