"Pas de revalorisation de nos actes, de notre travail, et encore moins de nos déplacements à domicile depuis quatorze ans". Laure Favreau fait état d’un "ras-le bol" général. "Nous ne demandons pas une revalorisation, mais un rattrapage. 17 % d’inflation entre janvier 2021 et février 2023 que nous n’avons pas réussi à absorber. L’augmentation du carburant qui pèse, alors que nous faisons environ 150 km par jour au minimum", explique la présidente du syndicat des infirmiers à domicile.
Grève illimitée
Depuis le 7 mars, les infirmiers libéraux ont entamé une grève illimitée. Ils n’acceptent plus aucun nouveau patient jusqu’à nouvel ordre. Un mouvement "inédit", qui s’inscrit dans un contexte budgétaire déjà tendu. "Chaque année, depuis quatorze ans, on nous oppose un refus catégorique en raison du déficit du Ruamm. Mais on devrait plutôt travailler sur les dépenses pour faire des économies, ce qui simplifierait la tâche des professionnels de santé."
Pas de calendrier "précis", déplorent les professionnels
Si des rencontres ont eu lieu ces dernières semaines entre le syndicat des infirmiers à domicile et Yannick Slamet, membre du gouvernement en charge de la santé, elles n’ont pas permis d’établir un calendrier "précis", indique Laure Favreau. "Nous nous trouvons dans une situation d’urgence. Nous demander d’attendre encore sur des dates qui ne sont absolument pas définies, ce n’est pas tenable". Les professionnels doivent se réunir dans les prochains jours pour décider de la poursuite ou non de leur mouvement de grève.
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