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Tendance à la baisse pour l’emploi et la formation en Nouvelle-Calédonie

L’IDC-NC, l’Institut pour le développement des compétences en Nouvelle-Calédonie, vient de publier son étude prospective consacrée à l’emploi et la formation en 2017.  Elle évalue les besoins des entreprises privées et publiques et établit le profil des salariés. 
 

La répartition des besoins en formation © IDC-NC
© IDC-NC La répartition des besoins en formation
  • Malia Noukouan (CM)
  • Publié le , mis à jour le

L’embauche et la formation reculent en 2017

L’obligation de former son personnel ne semble pas être une priorité pour les entreprises. En effet, seules deux structures sur cinq ont proposé des formations l’an dernier à leurs salariés. Parmi les bons élèves, on retrouve les Iles Loyauté.
Les principaux freins évoqués sont des contraintes logistiques et financières. Contraintes soulevées notamment par les entreprises de moins de 30 salariés mais aussi par les structures du Nord et des Iles Loyautés.
Les entreprises du Sud incriminent davantage l’offre de formation, jugée « inadaptée » selon elles.
Dans le détail, 40% des employeurs interrogés estiment que la formation empiète sur les horaires de travail. Un quart explique ne pas avoir le budget nécessaire et 23% estiment que les formations souhaitées n’existent pas sur le territoire.
 

Cinq secteurs d’activité concentrent à eux seuls 62% des besoins en formation

Il s’agit de l’administration publique, le commerce, l’action sociale, l’industrie manufacturière et la construction.
A noter que les entreprises du secteur public offrent davantage de formations et embauchent plus que celles du privé. La majorité des structures externalisent leurs formations.
 
Les entreprises pourraient faire l’effort, si les formations étaient plus accessibles. Elles ne sont pas contre une aide financière et proposent également de baisser les coûts des formations, jugées trop chères. Autre piste : la décentralisation des formations vers le Nord et les Iles, les formations sur mesure ou encore la possibilité d’accéder aux formations réservées à l’administration publique.
 
Le CFA, le Centre de Formation des apprentis à Nouville © NCla1ere
© NCla1ere Le CFA, le Centre de Formation des apprentis à Nouville

Le moral des entreprises est en baisse en 2017

C’est ce que révèle également l’étude.  31% d’entre elles déclarent avoir un chiffre d’affaires en décroissance, c’est 19 points de plus par rapport à 2011. Les secteurs en déclin sont la construction, le commerce, ou encore l’hébergement-restauration. L’administration publique, l’information, la communication et l’immobilier tire en revanche leur épingle du jeu.
 Paradoxalement, 35% des entreprises ont l’intention d’embaucher, mais avouent avoir du mal à se projeter au-delà de 2018. Une part qui ne cesse de diminuer, -8 points depuis 2011.
 

Ceux qui embauchent

Fait notable, les entreprises dont le siège social est situé en dehors de la Nouvelle-Calédonie affichent le plus haut niveau d’embauche, suivi par les employeurs de la province Sud.
Sur les 1400 projets de recrutement exprimés, 71% de créations de postes sont prévus, les profils les plus demandés concernent 80% d’emplois non cadre, principalement dans l’hôtellerie-restauration,  la santé, les transports, l’action sociale et le commerce.
. © NC1ere
© NC1ere .
 

Des difficultés de recrutement

Inadéquation entre l’offre et la demande, manque de motivation ou encore pénurie de main d’œuvre sont les raisons évoquées par les employeurs, qui disposent de deux leviers principaux : la promotion interne et le recrutement hors territoire. 
 

Le profil des salariés

L’âge moyen de la population salariée est de 40 ans. L’étude démontre que l’activité concentre 82% des salariés en province Sud, près de la moitié des employés sont des femmes et deux salariés sur 3 travaillent dans le privé.
En 2017, le salaire moyen s’élevait à 314 052 frs CFP, le salaire médian s’établit à 275 000 frs.

Au total, 2464 sur 6000 entreprises calédoniennes ont participé à cette enquête de l’Observatoire de l'IDC-NC, menée de mai à octobre 2017, ce qui représente près de 29 000 salariés, des trois provinces et tous secteurs confondus.
Découvrez l’intégralité de l’enquête ci-dessous :

Et les annexes : 

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