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Les tensions commerciales minent la reprise du nickel

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NICKEL
Combinat métallurgique Norilsk Nickel et Boliden en Finlande ©Alain Jeannin
Mardi, loin d’effacer ses pertes de la veille, le nickel s’inscrit provisoirement en très légère hausse. Les marchés mondiaux vivent dans la crainte des nouvelles mesures protectionnistes que pourraient prendre les Etats-Unis.
 
Le marché des matières premières reste déprimé par les craintes d’escalade commerciale entre les Etats-Unis, la Chine et l’Union européenne. Le revirement protectionniste de Washington est le pire qui pouvait arriver du point de vue de l’économie et des échanges mondiaux. 

Les métaux sont de grands voyageurs, toute remise en cause du commerce mondial se fait à leur détriment. Après avoir perdu 474 dollars (-3 %) par tonne dans la journée de lundi, le prix du nickel est redevenu tout juste positif mardi en fin de journée. A 18:30 PM, il regagnait 37 dollars par tonne et s’échangeait à 14.822 $ la tonne (+0,25 %). Un indice positif qui permettrait de limiter l’hémorragie ? La diminution continue des stocks mondiaux du LME montre que la demande est forte. Les réserves mondiales de nickel pur dans les entrepôts ont fondu à 274.176 tonnes.

Le nickel est le seul métal dont les échanges sont encore significatifs dans le complexe des métaux industriels. Sauf que la tendance dominante de ces deux derniers jours est « vendre », à Londres comme à Shanghai. Ce marché, symbolisé par un ours, que l’on appelle donc « bear market » présente une tendance vers le bas. Dans les échanges entre traders agissant sur les deux principales bourses mondiales des matières premières, le nickel s’inscrit dans le sillage des prix devenus baissiers du minerai de fer et de l’acier.


 
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