Transition énergétique : un schéma calédonien plus ambitieux

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Projection de ferme photovoltaïque. ©DR
Ce vendredi matin, lors d'une table ronde avec des professionnels de la transition énergétique, le schéma calédonien a été révisé. Il se veut plus ambitieux. L'objectif aujourd'hui est d'intégrer complètement les énergies renouvelables dans le paysage calédonien. Et cela passe par un effort de la part des métallurgistes et par la création d'unités de stockage de cette énergie verte.

A l’heure de la transition énergétique, la Nouvelle-Calédonie doit réduire ses émissions de gaz à effet de serre (-70% en 2035) et produire une énergie plus verte. En 2022, seulement 35% de la production d’électricité provient des énergies renouvelables. "On espère être à 100% de la distribution publique à l'horizon 2024 et on le sera. Mais l'objectif est très clairement d'aller chercher la métallurgie, aujourd'hui on est à 80% d'énergie fossile pour la métallurgie. On souhaite qu'en 2030 on soit à 70% de renouvelable. Donc c'est une vraie révolution", assure Christopher Gygès, membre en charge de la transition énergétique et des énergies renouvelables au gouvernement.

Pour Christopher Gygès, il faut aussi sensibiliser et encourager les particuliers et les entreprises, à se tourner vers cette énergie verte.

Christopher Gygès

La problématique du stockage

Le photovoltaïque gagne du terrain et la production disponible en journée nécessite désormais de la stocker, pour la mettre ensuite, à disposition. Et cela passe, par la création d’une STEP, une station d’énergie par pompage. "C'est du stockage hydroélectrique, donc ça revient à avoir un barrage. Sauf que ce barrage, au lieu d'être alimenté par la pluie et les rivières, il est alimenté par un système de pompage", détaille Jean-Gabriel Faget, directeur général d’Enercal. "On a des technologies de stockage, aujourd'hui, comme des batteries, qui gagnent en maturité mais qui restent des solutions de stockage de relativement court terme, de quelques heures. "

100% de la production électrique calédonienne en énergie renouvelables d'ici 2024, contre 35% aujourd'hui. Si le Caillou mise ces dernières années, sur le photovoltaïque, il faut aujourd'hui penser à stocker.

Les précisions de Jean-Gabriel Faget :

Jean-Gabriel Faget


Le projet devrait voir le jour dans la région de Tontouta d’ici 2028, pour un coût estimé à 30 milliards de francs pacifique.