Un soutien d’urgence pour renforcer la lutte contre les crises épidémiques dans le Pacifique

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L’AFD vient d’accorder en urgence une subvention de 238 millions de francs à la CPS pour renforcer le Réseau océanien de surveillance de la santé publique. Objectif : répondre aux crises épidémiques qui secouent le Pacifique et contre lesquelles les petits Etats manquent de moyens.
 
Créé en 1996 le réseaux océanien de surveillance de la santé publique est sous le feu des projecteurs avec la crise sanitaire qui frappe le monde entier. Initiative de la CPS, le ROSSP doit permettre aux petits Etats du Pacifique d’améliorer leurs capacités à tester et à soigner leur population. Il vient de bénéficier d’un financement supplémentaire de 238 millions de francs octroyé par l’Agence française de développement (AFD), qui doit servir notamment dans la lutte contre le coronavirus.

Douze pays de la région bénéficient de ce programme. «  On est là pour leur fournir des équipements, que ce soit ce soit des respirateurs ou alors de l’oxygène pour s’occuper des personnes qui sont dans un service de soins. On va également leur fournir des équipements de protection individuels pour le personne hospitalier. On va également fournir un peu plus d’équipement au niveau des laboratoires comme des équipements PCR pour tester la population », explique Christelle Lepers, de la division Santé publique de la CPS.
 

On va également fournir un peu plus d’équipement au niveau des laboratoires comme des équipements PCR pour tester la population

Christelle Lepers, de la division Santé publique de la CPS

 

Des pays interconnectés... y compris pour les maladies

Ce n’est pas la première fois que l’Agence française de développement apporte son soutien financier à ce réseau de surveillance de la santé publique. Car pour lutter efficacement contre les épidémies, il faut penser a minima à l’échelle régionale. Selon Philippe Renault, directeur régional de l’AFD, «  le sort des pays et territoires est lié sur ces questions là. Les épidémies, les virus, les vecteurs, les moustiques ne connaissent pas les frontières et donc nous avons intérêt en Nouvelle-Calédonie à ce que le Vanuatu soit bien protégé et puisse lutter contre ces épidémies, et réciproquement. »

Un quart de cette subvention de 238 millions de francs sera plus spécifiquement alloué au Vanuatu, qui doit faire face à la menace du Covid, alors que son système de santé a été fragilisé par le passage du cyclone Harold en avril dernier.
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