Une violente bagarre rassemblant une soixantaine de jeunes éclate devant le lycée du Grand Nouméa

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Le Lycée du Grand Nouméa accueillera le pôle rugby dès la mi-février.
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Ils se sont affrontés, vendredi soir, devant l'établissement sans faire de blessés. Quatorze mineurs ont été interpellés par les forces de l'ordre.

Une fin de semaine explosive. Une violente bagarre rassemblant une soixantaine de jeunes a éclaté, vendredi 30 avril, devant le lycée Dick-Ukeiwë du Grand Nouméa. La gendarmerie et la police municipale ont dû intervenir pour disperser à coups de flashball et gaz lacrymogène cet affrontement qui a opposé des jeunes du lycée à ceux de différents établissements scolaires. 

Au total, quatorze mineurs ont été interpellés par les forces de l'ordre. L'un d'entre eux a été placé en garde à vue après la découverte d'un tournevis sur lui et un autre mis en cellule de dégrisement. Les douze autres jeunes ont été rendus à leurs parents.  

Des tensions persistantes

Cette bagarre, débutée aux environs de 16h30, s'est poursuivie pendant une grosse heure et a perturbé la circulation devant le lycée malgré la présence des forces de l'ordre. L'établissement a dû être fermé pour mettre en sécurité ses élèves.

Un affrontement qui intervient dans un contexte de tensions puisqu'une rixe a déjà eu lieu en fin de semaine dernière, avec six interpellations à la clé. Les forces de l'ordre, alertées dans la semaine sur de probables nouveaux affrontements, avaient positionné vendredi une trentaine de gendarmes et de policiers municipaux aux abords du lycée du Grand Nouméa. 

Procédure de composition pénale

Au lendemain des faits, samedi 1er mai, douze des auteurs identifiés se sont présentés avec leurs parents à la gendarmerie. Ils ont reçu une composition pénale pour le 7 mai. Cette procédure judicaire permet d’éviter un procès quand les mis-en-cause reconnaissent leur culpabilité. L’infraction retenue par le parquet est la participation à un groupement formé en vue de la préparation de violences contre des personnes et de destruction ou de dégradations de biens. Les douze adolescents devront aussi effectuer des travaux d'intérêt général.