Vidéo. Dakata : poumons, attention fragiles !

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Vidéo. Dakata : poumons, attention fragiles ! ©NC la 1ère
Le poumon peut être touché par de nombreuses pathologies, dont le cancer. Le principal facteur de risque est bien identifié : il s’agit du tabac, qui est aussi un facteur aggravant dans les autres maladies du poumon, comme l’asthme.

C’est le cancer qui fait le plus de victimes en Calédonie, et qui chez les femmes devance désormais le cancer du sein : le cancer du poumon.

Si des symptômes comme une toux prolongée ou inhabituelle doivent inquiéter, ceux-ci ne sont pas systématiques et arrivent souvent alors que la maladie est déjà bien installée. " Le poumon a cette particularité de ne pas être douloureux " , explique le dr Frédérique Naudin, pneumologue. Ce type de cancer peut donc évoluer et n’être détecté qu’une fois qu’il touche d’autres organes, les os, ou la membrane qui entoure le poumon. "

Les facteurs de risques, eux sont bien identifiés : " 90 % des cancers broncho-pulmonaires sont liés à la consommation de tabac que le message soit clair ", précise pour sa part le dr Yann N’Guyen, médecin généraliste du service pneumologie de la clinique Kuindo-Magnin. Le tabac est " le " facteur de risque essentiel. "

Le cannabis, extrêmement toxique

Moins connu, le cannabis est également pointé du doigt par les deux praticiens.  " Le cannabis a un effet toxique sur le poumon qui est supérieur à celui du tabac. On pense que c’est en partie ce qui explique la survenue de cancers chez des adultes jeunes, beaucoup plus fréquentes qu’il y a une dizaine d’années ou une quinzaine d’années. Et c’est vrai qu’en Calédonie, la consommation est très forte, à un âge très jeune ", assure le dr Naudin.

 D’autres facteurs, comme l’exposition à des polluants ou à l’amiante environnemental, peuvent causer un cancer du poumon.

 Une fois le diagnostic posé, les thérapies envisagées sont nombreuses et on beaucoup évolué. " Outre la radiothérapie, la chimiothérapie et la chirurgie, on propose depuis quelques années ce que l’on appelle l’immunothérapie, qui donne des résultats spectaculaires lorsque le patient y est réceptif ", note Frédérique Naudin. Le traitement dépend en effet de plusieurs facteurs, comme la localisation de la tumeur, son type et son stade d’évolution.

L’asthme : pas une fatalité

D’autres maladies du poumon sont également très présentes en Nouvelle-Calédonie : la BPCO (Bronchopneumopathie obstructive chronique), maladie du fumeur, qui peut conduire à l’insuffisance respiratoire mais pour laquelle l’arrêt du tabac et la pratique d’une activité physique donnent de très bon résultats.

 Quant à l’asthme, dont les facteurs sont multifactoriels, il peut évoluer très favorablement.

 "L’asthme de l’enfant n’est pas celui de l’adulte. Il y a un terrain génétique et en général allergique ", explique le dr Yann N’Guyen. " Il peut donc en quelque-sorte disparaître à l’âge adulte, mais c’est parce qu’en général, il y a un contrôle de l’environnement ". Eviter le tabac, l’exposition aux fumées (comme avec la cuisine au feu de bois ou l’enfumage des case), supprimer les allergènes en cause, comme les acariens, permettent donc de contrôler la maladie.

Longtemps déconseillée, l’activité physique permet également d’améliorer la vie des malades asthmatiques, voir de supprimer certains traitements de fond.