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Création d’un réseau océanien de surveillance sismologique

L'IRD de Nouméa a annoncé aujourd’hui le lancement d’un nouveau réseau de surveillance sismologique en Océanie. À terme, il prévoit l’activation d’une soixantaine de stations sismiques réparties dans sept pays et territoires insulaires océaniens.

Carte de la ceinture de feu du Pacifique (en rouge) correspondant aux régions de forte densité de volcans ; les traits bleus sont les principales fosses océaniques © Wikipedia
© Wikipedia Carte de la ceinture de feu du Pacifique (en rouge) correspondant aux régions de forte densité de volcans ; les traits bleus sont les principales fosses océaniques
  • Par Hélène Harte
  • Publié le , mis à jour le
Baptisé « ORSNET » (pour Oceania Regional Seismological NETwork, réseau régional sismologique océanien), ce réseau est le fruit d’un accord entre les autorités françaises et celles, voisines, de l’archipel de Vanuatu et de ses services gouvernementaux de la météorologie et des risques sismiques. L’objectif est de mieux surveiller, en temps réel, la forte activité sismique qui caractérise cette zone, notamment dans les îles Loyautés (Nord-est de l’île principale de Nouvelle-Calédonie) et au Sud de Vanuatu (île de Tanna, où se trouve par ailleurs l’un des volcans les plus actifs au monde). Le projet ORSNET est cofinancé par la France, la Nouvelle-Calédonie et le gouvernement de Vanuatu, ainsi que plusieurs partenaires à hauteur de 28 millions Fcp sur deux ans. Les fonds proviennent notamment de la France et de son Fonds de Coopération du en matière éducative, scientifique et culturelle pour le Pacifique (le « Fonds Pacifique »), du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, de celui de Vanuatu, ainsi que des instituts partenaires (IRD et département vanuatuan des risques sismiques). À terme, il prévoit l’activation d’une soixantaine de stations sismiques réparties dans sept pays et territoires insulaires océaniens. Le fonctionnement pratique de ce réseau ORSNET s’appuie sur des serveurs basés au centre IRD de Nouméa qui collecte les données qui sont ensuite partagées.


Evaluation du risque de tsunami

De 2010 à 2012, un premier réseau pilote, financé par l’Union Européenne dans le cadre de son enveloppe du 9ème Fonds Européen de Développement -FED- pour la Nouvelle-Calédonie, avait concerné, en mode bilatéral, la Nouvelle-Calédonie et Vanuatu. « Il s’agit à présent d’élargir le réseau pour couvrir d’autres pays insulaires océaniens : les îles Salomon, la Papouasie Nouvelle-Guinée, les îles Fidji, les îles Tonga et les îles Samoa, afin d’améliorer la réponse à l’alerte tsunami et la compréhension du risque sismique dans la région du Pacifique sud », précise l’IRD. Cette extension devrait aussi permettre à chacun des réseaux nationaux des pays et territoires partenaires d’intégrer un maillage à vocation régionale pour améliorer la localisation des séismes et l’estimation du risque tsunami dans la région Pacifique. Le maillage existant s’appuie notamment sur des réseaux distants, qu’ils soient français (IRIS, Géoscope) ou américains (institut géophysique américain USGS, basé à Denver -Colorado- et le centre d’alerte aux tsunamis pour le Pacifique, Pacific Tsunami Warning Centre, basé à Pearl Harbour, Hawaii). D’à peine dix stations en Océanie, le nombre, avec le réseau ORSNET, passerait ainsi à 51, annonce l’IRD. La région du Pacifique Sud-ouest, qui fait partie de la « ceinture de feu du Pacifique », est l’une des plus actives au monde au plan sismologique. Elle concentre environ 30 pour cent de la sismicité mondiale pour les événements de forte magnitude (supérieure à cinq sur l’échelle ouverte de Richter) et 20 pour cent pour les séismes de magnitude supérieure à 7.

Source : Flash d'Océanie ( http://newspad-pacific.info)

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