Deux Papous retrouvés en Micronésie après cinq mois de dérive

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Micronesie
©Francetv
Deux ressortissants de Papouasie-Nouvelle-Guinée récupèrent dans un hôpital micronésien après avoir survécu à une dérive en haute mer de cinq mois.  Les deux hommes souffrent toutefois de graves brûlures causées par leur exposition prolongée au soleil
Les deux hommes, identifiés comme étant Michael Bolong et Ambros Wavut, avaient pris la mer début juillet 2014, dans leur province de Nouvelle-Irlande (Est de l’île principale de la Papouasie-Nouvelle-Guinée), à bord d’un petit bateau à moteur. Ils auraient ensuite essuyé un gros temps et, sans contrôle de leur embarcation, auraient alors commencé à dériver au gré des courants dominants.
Ce n’est que près de cinq mois plus tard, le 23 novembre 2014, qu’un navire, le Yap Seagull, les a localisés dans les parages de l’État de Pohnpei (États Fédérés de Micronésie).
Ils ont été débarqués samedi 29 novembre 2014 et ont ensuite été pris en charge par l’hôpital local. Leur état a été jugé relativement bon, mais les deux hommes souffrent toutefois de graves brûlures causées par leur exposition prolongée au soleil.
Les deux miraculés ont depuis expliqué aux autorités locales qu’ils avaient survécu en buvant de l’eau de pluie et en mangeant des poissons crus. Ils ont aussi décrit des épisodes particulièrement difficiles de leur épopée, surtout lorsqu’on ils ont dû essuyer de fortes tempêtes. Ils font aussi état d’un troisième passager, qui avait commencé le voyage avec eux, mais qui serait décédé au cours de cette longue dérive.


De nombreux précédents de dérives dans le Pacifique


Parmi les plus récents, l’histoire de ce Salvadorien, Jose Salvador Alvarenga, retrouvé sur l’atoll d’Ebon (îles Marshall) début février 2014 et qui affirmait avoir dérivé depuis Mexico pendant plus d’un an. Jose Salvador Alvarenga avait été rapatrié au Salvador dans un état de santé physique jugé relativement bon. Il a affirmé avoir pu survivre en mangeant du poisson cru et, parfois, à cours d’eau potable, en buvant son urine. Le récit du survivant, qui avait suscité dans un premier temps le scepticisme, avait néanmoins été de fait accrédité par des scientifiques de l’Université d’Hawaii. Cet établissement américain avait en effet poursuivi ces derniers mois des expériences sur les courants marins, en lançant à la mer des sondes en en suivant la trace à travers le Pacifique. L’université a ensuite recueilli les données et les a traitées.
Coïncidence : ces 16 sondes ont été lancées à peu près au même moment que celui évoqué comme point de départ par le pêcheur miraculé Salvadorien, à savoir fin 2012. Les sondes sont aussi parties d’un village côtier de Mexico, Chiapas. Résultat de ces dérives programmées : certaines sondes flottantes, suivies à la trace, ont bien été retrouvées dans les environs des îles Marshall, alors que d’autres les ont déjà dépassées.
Les incidents de ce genre, sur de petites embarcations à moteur en mode inter-îles ou petite expédition de pêche, sont nombreux dans cette région, aussi bien dans les environs des Kiribati, des îles Marshall, mais aussi, plus à l’Ouest, en Mélanésie. L’une des causes le plus souvent identifiées est soit une panne mécanique du petit moteur hors-bord, soit une panne d’essence.

Source : http://newspad-pacific.info/



 
   
 
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