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Conduite dangereuse des touristes : la Nouvelle-Zélande prend des mesures

Les autorités néo-zélandaises ont dévoilé hier une série de mesures préventives censées prévenir une dangereuse escalade des accidents de la route, parfois mortels, causés par des touristes au volant

© © intercarto.com
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  • Par Hélène Harte
  • Publié le
Ces mesures ciblent en particulier les touristes, en amont, dès leur arrivée sur le sol néo-zélandais. Elles se traduisent par un questionnaire obligatoire et désormais intégré aux renseignements à remplir lors du passage par les services de l’immigration.
Ces questions oscillent entre le mode informatif (concernant les conditions de conduite en Nouvelle-Zélande) et la déclaration de la part de touristes ayant potentiellement l’intention de louer un véhicule lors de leur séjour dans ce pays.
La formulation de ce questionnaire, sous forme de « code de conduite » dans tous les sens du terme, est le fruit d’une réflexion entre le syndicat des professionnels du tourisme et celui des loueurs de véhicules.
Tous les acteurs de ces filières sont dès à présents encouragés à adhérer à ce code et à le faire appliquer par leurs clients à venir.
Parmi les points figurant en tête de liste, on peut notamment trouver certains demandant à l’arrivant s’il ou elle est bien au fait du code de la route et des règles de circulation en Nouvelle-Zélande, s’il ou elle a conduit régulièrement un véhicule dans son pays d’origine au cours des douze derniers mois, s’il s’agit d’une première expérience de conduite en Nouvelle-Zélande et si le véhicule que le touriste se prépare à louer correspond ben à la catégorie qu’il ou elle a l’habitude de conduire.
Toutes les questions ont été traduite dans la langue des visiteurs considérés comme les plus nombreux, mais aussi à risque : Anglais, Mandarin (Chinois), Allemand et Français.
Début mars 2015, un touriste français a été condamné par un tribunal néo-zélandais à une amende de 19.000 dollars (1500000 Fcp), après que la justice l’ait reconnu coupable de conduite dangereuse ayant entraîné une collision, alors qu’il conduisait du mauvais côté sur une route nationale.
Cet accident, un choc frontal avec un véhicule venant en sens inverse, le 5 janvier 2015, avait entraîné de graves blessures pour le conducteur français son épouse, ainsi que deux autres femmes qui se trouvaient dans l’autre véhicule.
À bord de l’autre véhicule se trouvaient deux femmes (qui ont elles aussi été blessées à des degrés divers) et deux enfants.
L’accusé, qui a comparu dans une chaise roulante tout au long du procès, a déclaré ne pas se souvenir de l’accident en raison d’un traumatisme crânien.
Il a tenté de faire valoir l’inattention pour justifier le fait que le véhicule qu’il conduisait se trouvait, au moment de l’impact, sur le côté droit de la route.
Au moment de l’accident, le couple de Français se trouvait en Nouvelle-Zélande depuis deux semaines pour leur lune de miel.
Ils ont ensuite été soignés à l’hôpital de Waikato et y ont subi plusieurs opérations.
Dans le cadre d’une médiation judiciaire intervenue plus tôt, le couple de français a accepté de verser des dommages-intérêts aux victimes néo-zélandaises de cet accident.


Vers un permis de conduire « spécial touristes » ?

À la lumière de nombreux accidents de la route impliquant des ressortissants étrangers le plus souvent au volant d’une voiture de location, et ayant déjà fait plusieurs morts (neuf victimes depuis le début de l’année 2015), la polémique a refait surface en Nouvelle-Zélande, ces dernières semaines, concernant l’éventuelle introduction d’un permis de conduire « spécial touristes », en particulier pour les touristes originaires de pays où l’on conduit à droite.
Autre approche, plus radicale : celle choisie par certains groupes, dans des villes néo-zélandaises qui, dès qu’ils ont identifié un conducteur étranger semblant constituer un danger, entreprennent de leur confisquer les clés du véhicule.
Au cours de tels incidents, certains touristes, dont des Allemands et des Chinois, ont ainsi été pris en chasse sur plusieurs dizaines de kilomètres, avant que de se faire subtiliser les clés de leur voiture de location. À tel point que la police nationale a dû, fin février 2015, rappeler aux Néo-zélandais que de telles pratiques se situaient en-dehors de la loi et étaient par conséquent passibles de poursuites et de condamnations judiciaires.

Fin mars 2015, la justice de l’État de l’Australie occidentale (Sud-ouest du pays) a condamné un ressortissant français à une peine de douze mis de prison après qu’il ait été reconnu coupable du décès d’un motocycliste. Il conduisait du mauvais côté de la route.

Source : http://newspad-pacific.info/

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