Achat de sous-marins : l'Australie rompt "le contrat du siècle" avec la France

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Sous-marins Australie
©France télévisions
L'Australie a rompu son contrat avec la France qui prévoyait l'achat de 12 grands sous-marins et s'est rapproché des Etats-Unis pour se fournir en submersibles à propulsion nucléaire. En attendant une indemnisation, les relations entre la France, l'Australie et les Etats-Unis semblent compromises.

L'Australie a décidé de renoncer à une énorme commande de sous-marins français parce que les sous-marins anglo-américains étaient davantage dans l'intérêt du pays, a déclaré jeudi le ministre australien de la Défense, Peter Dutton. "Nous avions besoin d'un sous-marin à propulsion nucléaire et nous avons examiné nos options", a-t-il déclaré au cours d'une conférence de presse. "Les Français avaient une version qui n'était pas supérieure à celle qui est utilisée par les Etats-Unis et le Royaume-Uni, et en fin de compte, notre décision s'est basée sur ce qui est dans l'intérêt de notre sécurité nationale." 

Colère de Paris
 

La France est "un partenaire vital" des Etats-Unis dans la région indo-pacifique, a assuré jeudi le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken au lendemain de l'annonce d'une alliance avec le Royaume-Uni et l'Australie qui a suscité l'ire de Paris.
"Il n'y a pas de division régionale entre les intérêts de nos partenaires atlantiques et pacifiques", a-t-il dit lors d'une conférence de presse à Washington. "Ce partenariat avec l'Australie et le Royaume-Unis démontre que nous voulons travailler avec nos partenaires, y compris en Europe, pour assurer une zone indo-pacifique libre et ouverte", a-t-il ajouté.

La France pas avertie

 

La France a démenti jeudi avoir été avertie en amont par les Etats-Unis d'une nouvelle alliance entre Washington, Canberra et Londres.
"Nous n'avons pas été informés de ce projet avant la publication des premières informations dans la presse américaine et australienne, qui elles-mêmes ont précédé de quelques heures l'annonce officielle de Joe Biden", a déclaré à l'AFP le porte-parole de l'ambassade de France à Washington, Pascal Confavreux.
 

Les explications d'Alain Jeannin d'Outremer la 1ère :