Bateau chinois échoué : la FAPE porte plainte

pollution tahiti
Poisson cales bateau chinois Arutua
©FB Temauri Mireta
L'image à fait polémique, des thons et surtout des requins retrouvés dans les cales du bateau chinois échoué à Arutua le 21 Mars. Même s'il n'y a pas eu de pêche illégale dans les eaux polynésiennes le transport d'espèces protégées est interdit. La FAPE porte plainte.

Aucune pêche illégale dans les eaux polynésiennes


Le maire d'Arutua et d'autres habitants sont allés explorer les cales de ce navire chinois qui s'est échoué sur le récif le 21 Mars dernier. A son bord ils ont retrouvé des thons congelés et des requins, pêchés sans doute pour leurs ailerons. Une cargaison qui n'a pas été pêchée en Polynésie. Le vice président Teva Rohfritsch avait affirmé il y a quelques jours que ce bateau avait été surveillé pendant sa traversée de la ZEE polynésienne.
 

Le transport d'espèce protégées est strictement interdit


Néanmoins d'après le code de l'environnement polynésien, la détention et le transport d'espèces protégées ( de catégorie B) sont strictement interdits. C'est en s’appuyant sur ce texte que la fédération des associations de protection de l'environnement de Polynésie ( Fape) a décidé de porter plainte. Une infraction flagrante au code de l'environnement.

Il y a un carnet de prise qui mentionne en anglais que des requins ont été pêchés – Winiki Sage, président de la FAPE.

Une infraction qui peut être punie de 2 ans d'emprisonnement et d'une amende de 17,8 millions de francs. La Fape espère avoir le soutien des autorités polynésiennes sur cette action en justice.

Des sanctions seront prises pour toute infraction constatée à la réglementation polynésienne - Gouvernement de la Polynésie française.

 

Risque de pollution marine


Comme un malheur n'arrive jamais seul, le navire échoué est endommagé et commence à perdre de l'huile alors qu'il est toujours drossé sur le récif. Le risque de pollution est réel. La fape attaque également sur cet aspect.

Retrouvez ci-dessous l'interview de Winiki Sage, interrogé par Maruky Dury :

 
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