Coronavirus : près de 4 000 morts dans le monde, les Bourses en chute libre

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L'épidémie de coronavirus a déjà fait 25 morts en France. ©AFP
En France, on dénombre 25 morts, et 1 412 cas, dont le ministre de la culture Franck Riester. La Polynésie est toujours indemne, mais l'onde de choc affecte fortement l'économie mondiale.
L'OMS a averti lundi que "la menace d'une pandémie" du nouveau coronavirus, qui a contaminé plus de 110 000 personnes dans le monde, est "devenue très réelle". En France, le dernier bilan fait état de 25 morts et 1 412 cas confirmés. Ce lundi, la Bourse de Paris a accusé sa pire chute sur une séance depuis 2008, tandis qu'un ministre et 5 députés ont contracté le virus. Le point sur les derniers développements.
 
  • LE MINISTRE DE LA CULTURE CONTAMINÉ, 5 DÉPUTÉS ATTEINTS
Le ministre de la Culture Franck Riester a été contaminé par le nouveau coronavirus, a indiqué lundi son cabinet à l'AFP, soulignant qu'il était "en forme" et à son domicile parisien.

"Le ministre a été testé positivement aujourd'hui" après avoir manifesté des "symptômes", a précisé le cabinet, notant que Franck Riester avait passé plusieurs jours la semaine dernière à l'Assemblée nationale où plusieurs cas ont été confirmés.

L'Assemblée nationale, où cinq députés et deux membres du personnel ont été contaminés par le coronavirus, tourne désormais au ralenti.
 
  • LE DERNIER BILAN : 25 MORTS EN FRANCE, PRES DE 4 000 MORTS DANS LE MONDE
Le coronavirus a causé quatre décès supplémentaires en France lundi, portant le bilan total à 25 morts et 1 412 cas confirmés, a annoncé lundi soir le directeur général de la Santé Jérôme Salomon. Parmi les personnes décédées, quinze sont des hommes et dix des femmes, a précisé M. Salomon qui a annoncé un nouveau "regroupement" de 38 cas positifs en Corse.

En Europe, le pays le plus touché est l'Italie avec 9 172 cas et 463 décès. Devant l'ampleur de l'épidémie, le gouvernement italien a décidé dimanche d'isoler la majeure partie du nord du pays, principal foyer d'infection dans la péninsule. 

Depuis l'apparition du nouveau coronavirus en décembre dernier, 113 255 cas d'infection ont été recensés dans 101 pays et territoires, causant la mort de 3 964 personnes.
 
  • EFFONDREMENT DES BOURSES
La Bourse de Paris a accusé lundi sa pire chute sur une séance depuis 2008 (-8,39%), sur fond d'effondrement des cours du pétrole après l'échec de négociations entre l'Opep et la Russie, en pleine crise du coronavirus.

A la Bourse de New York, les échanges ont été suspendus 15 minutes lundi, l’indice Standard & Poor’s 500 ayant chuté de plus de 7 %, en pleine panique autour des conséquences économiques du coronavirus et du krach pétrolier.

Les cours du pétrole ont en effet connu lundi leur pire chute depuis la première guerre du Golfe en 1991, avec un effondrement de plus de 30 % en Asie. En cause, la décision de l'Arabie saoudite d'adopter une politique de la terre brûlée en baissant drastiquement le prix de son or noir, après l'échec de négociations en fin de semaine dernière avec la Russie.
 
  • L'ÉCONOMIE FRANÇAISE DÉJÀ LOURDEMENT IMPACTÉE
L'impact du coronavirus sur la croissance de l'économie française sera "sévère", a prévenu lundi le ministre des Finances Bruno Le Maire, en assurant que l'Etat ferait son maximum pour aider les entreprises et les secteurs touchés par l'épidémie.

"Un certain nombre de secteurs sont d'ores et déjà très durement touchés", a souligné le ministre, évoquant des baisses de chiffre d'affaires de 30 à 40% en moyenne dans l'hôtellerie, de 25% pour les restaurateurs, de 60% pour les traiteurs et des baisses "très importantes" dans l'événementiel, touché par "des annulations en cascade".
 
  • EN CHINE, UN TAUX DE GUERISON DE 70%
Plus de 70% des personnes ayant été contaminées par le nouveau coronavirus en Chine ont guéri, a annoncé lundi l'Organisation mondiale de la santé, indiquant que le géant asiatique "est en train de maîtriser l'épidémie".
 
  • LA MENACE D'UNE PANDÉMIE "DÉSORMAIS TRÈS RÉELLE"
L'OMS a averti lundi que "la menace d'une pandémie" du nouveau coronavirus, qui a contaminé plus de 110 000 personnes dans le monde, est "devenue très réelle". Le patron de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, s'est toutefois montré ensuite rassurant, indiquant que "ce serait la première pandémie de l'histoire qui pourrait être contrôlée".

 
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