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En Australie, un français poignarde une touriste au cri d'Allah Akbhar

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La police scientifique sur les lieux de l'agression
La police scientifique sur les lieux de l'agression ©ABC Radio Australia
Un ressortissant français est soupçonné d'avoir poignardé à mort une touriste anglaise dans une auberge de jeunesse mardi soir, dans le Queensland. Selon les témoins, le suspect aurait hurlé « Allah Akhbar » au moment du meurtre, puis une deuxième fois encore au moment de son arrestation. 
La tragédie s'est déroulée à Shelley's Backpackers, une auberge de jeunesse située à Home Hill, à une centaine de kilomètres au sud de Townsville, dans le Queensland.
 
Mardi soir, un hôte de l'auberge, un Français de 29 ans, aurait tué à coups de couteau une ressortissante britannique âgée de 21 ans. En la frappant, il aurait crié « Allah akhbar » - (« Dieu est le plus grand »). 
 
Le suspect aurait également blessé très grièvement un autre Anglais et tué un chien de l'auberge de jeunesse. Une trentaine de témoins ont assisté à la scène et l'un d'entre eux a tenté d'intervenir, en vain. Il a aussi été légèrement blessé.
 
Le suspect français n'a pas fui l'auberge après la bagarre. Quand les forces de l'ordre sont venues l'arrêter, il a lancé le même cri, « Allah akhbar », enregistré par les caméras que portaient les policiers sur eux. L'agresseur présumé a reçu des blessures dans des circonstances encore non éclaircies, mais sa vie n'est pas en danger. Il a donc passé la nuit à l'hôpital. À la mi-journée, la police n'avait toujours pas pu l'interroger ni le mettre en examen. 
 
Un touriste sans histoires... ou radicalisé?
 
D'après le numéro deux de la police du Queensland, Steve Gollschewski, le suspect français est arrivé en mars en Australie, avec un visa temporaire valide. Il n'a, depuis, eu aucun problème avec les autorités et était donc inconnu des services de police australiens. 
 
La police fédérale a écarté la piste du terrorisme organisé, soulignant que le suspect n'avait aucun lien avec Daech. Mais il est toujours possible que le Français soit quand même radicalisé, et dans ce cas, qu'il ait agi de façon indépendante. À ce stade, tous les mobiles politiques ou criminels sont pris en compte. Par ailleurs, la police va vérifier si le meurtrier présumé souffre de troubles mentaux et s'il aurait pu agir sous l'emprise de drogue.

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