Invité du journal : Winiki Sage, président de l'association "Te Ora Naho"

écologie
Invité du journal : Winiki Sage, président de l'association "te Ora Naho"
©polynésie la 1ère
C'est la journée mondiale du climat, c'est l'occasion de faire le point avec la fédération "Te Ora Naho" sur les actions ménees pour la protection et la promotion du milieu naturel de Tahiti et ses îles .
Winiki Sage, président de l'association "Te Ora Naho" : le CESC Polynésie était invité à la Conférence de Paris de 2015 sur les changements climatiques (la COP 21) pour présenter un projet au nom de tous les CESC de l'hexagone et d'Europe(...) Nous étions heureux que le seuil a été fixé à 1,5°C mais aujourd'hui, on s'aperçoit que pas beaucoup de choses ont été faites (...).

Cet accord a été freiné par Donald Trump, l'ancien président des Etats-Unis mais mais avec le nouveau président Biden, les choses vont changer (...) Les îles du Pacifique font partie des communautés les plus vulnérables avec la montée des eaux, les cyclones, le rechauffement climatique, la modification de la faune... 

La fédération milite contre l'arrivée massives des thoniers étrangers (Espagne, Américains...) dans la ZEE de Polynésie et on constate que la pêche artisanale devient de plus en plus difficile. La fédération milite pour qu'il est des zones de "rahui", une protection autour des îles afin les pêcheurs locaux (poti marara et autres) puissent continuer leur petite activité.


La fédération "Te Ora Naho" sortira bientôt un magazine qui identifie les 50 gestes pour protéger la planète. 

Un réchauffement planétaire de 1,5 °C

Le rapport du GIEC (Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat ) intitulé le réchauffement planétaire de 1,5°C, initié lors du sommet climatique de Paris (COP21) en 2015, est venu pour définir les implications necessaires pour limiter le réchauffement climatique à 1,5°C, ainsi que les mécanismes à mettre en place pour l'atteinte de cet objectif. Dans ce rapport, les scientifiques alertent les gouvernements sur le fait qu'il ne reste que 12 ans pour réduire les risques de sècheresse, d'inondations et des chaleurs extrêmes et ce, en arrêtant la planète à chauffer d'avantage, puisque au rythme actuel des émissions, le seuil de 1,5°C sera franchi entre 2030 et 2052.




 
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