Jacques Raynal : "Je suis un peu déçu"

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Jacques Raynal, ministre de la santé. ©POLYNESIE LA 1ère
Avec l'allègement du confinement à Moorea et Tahiti, le ministre de la santé, Jacques Raynal, s'est dit "déçu" en constatant un relâchement de la population dans l'application des gestes barrière. "Si un nouveau cas positif se révèle, nous remettrons en place les mesures de confinement."
Ce jeudi 30 avril, face à la presse, le ministre de la santé s'est dit "un peu déçu des déambulations [observées]." Il a appelé la population à rester vigilante et à éviter les rassemblements et observer les gestes barrière.

"Dans l'hypothèse d'un nouveau cas positif qui ne serait donc pas importé, nous reviendrons dans les mesures de confinement." - Jacques Raynal, ministre de la santé

 

Une brigade pour contrôler les mesures dans les commerces

Afin de faire respecter les mesures de prévention pour éviter la propagation éventuelle du coronavirus, des brigades vont contrôler les commerces. "Si les mesures de distanciation ne sont pas correctement appliquées, il y aura d'abord une remontrance faite au commerçant. Dans l'hypothèse extrême où les mesures ne seraient toujours pas appliquées, il y aura un arrêté de fermeture de l'établissement." Cette brigade sera composée de personnels de la santé et de l'hygiène et de mutoi des communes. Elles vont "conseiller d'abord [...] mais ensuite peut-être sévir s'il le faut."

Le ministre de la santé a rappelé que le virus peut circuler. "Il faut tenir le coup encore quelques semaines."

"Si nous passons 8 semaines sans cas, on pourra dire qu'on est sorti d'affaire, localement. Il faudra toujours contrôler les entrées." - Jacques Raynal, ministre de la santé

 

Les tests élargis aux métiers "à risques"

Jusqu'à maintenant, les tests étaient restreints au cercle autour du cas positif. Puis, le cercle a été élargi à différents milieux dans lequel aurait pu se trouver le cas positif : certains quartiers, certaines communes...Maintenant que la Polynésie est dans "un état stabilisé", le Pays envisage d'élargir les tests aux catégories socio-professionnelles "à risque" si elles le souhaitent : personnels de santé, transporteurs, journalistes et enseignants s'ils le souhaitent...
 

Retours et nouvelles arrivées testés et confinés

Concernant les nouvelles arrivées dans le cadre des renouvellements annuels de contrats de fonctionnaires, il n'y aura "pas de départ sans test". Il est demandé aux voyageurs de se faire tester au départ et d'être confinés avant de partir. Si le confinement avant le départ ne peut pas être attesté, il sera réalisé à l'arrivée en Polynésie, dans une structure dédiée.

Les vols de continuité territoriale comptent toujours des places limitées pour les passagers. Priorité est donnée à l'heure actuelle aux retours d'évasans. Puis, viendront les résidents polynésiens partis pour raisons familiales ou autres.

Concernant les retours dans les îles : le Pays prend d'abord l'avis des maires, puis établit une liste en fonction des demandes des personnes et du contingent du Haut-Commissariat. Si un confinement est observé à Tahiti, il n'est pas nécessaire de faire un test, ni d'être de nouveau confiné dans l'île de résidence habituelle.
Le ministre de la santé a rappelé qu'un test coûte entre 25 000 et 30 000 Fcp, à raison de 100 tests effectués par jour, en moyenne.

"Le test n'est pas gratuit, il est payé par le Pays." - Jacques Raynal, ministre de la santé


Si le confinement à Tahiti ne peut pas être attesté, la personne sera confinée dans son île de résidence habituelle.