La poursuite de leurs études en métropole contrariée par la crise sanitaire

éducation
La poursuite de leurs études en métropole contrariée par la crise sanitaire
Désormais, Hinauri travaille dans le snack familial. Elle a provisoirement arrêté ses études en France, à cause de la situation sanitaire. ©Polynésie 1ère

Avec la covid, certains étudiants ont préféré ne pas poursuivre leurs études supérieures en métropole. C’est le cas de Hinauri, avec l’approbation de ses parents, elle a suspendu ses études. Elle a décidé d’acquérir une expérience professionnelle, en commençant au snack familial.

Travailler au snack de ses parents au lieu de poursuivre ses études en métropole, c’est le choix de Hinauri. Détentrice d’une licence en communication, elle avait entamé des démarches pour s’inscrire en master à Bordeaux. Mais la covid est venu mettre son grain de sel. Elle a donc décidé de rester au fenua pour découvrir autre chose : "Je prends ça comme une opportunité parce ce que c'est un plus de pouvoir faire des études pour avoir un diplôme, mais découvrir la vie active, c'est encore mieux car tu n'apprends pas forcément ça à l'école".

La poursuite de leurs études en métropole contrariée par la crise sanitaire
Marie-Reine guide sa fille dans sa toute nouvelle vie professionnelle. Hinauri lui est d'une précieuse aide. ©Polynésie 1ère

Auprès de ses parents, elle s'initie à la vie professionnelle. Sous l’œil maternel, Hinauri prépare plats froids et casse-croûtes. Pour sa mère Marie-Reine, sa fille "fait une parenthèse de son master, donc elle veut découvrir la vie active, elle est adulte, elle verra bien ce qu'elle décidera par la suite".

L'exemple d'une proche

 

Invalide pour un mois à cause d’une grave allergie aux mains, Marie-Reine apprécie l’aide de sa fille. 

Son père, Smith Taurei, apprécie aussi que sa fille découvre son métier. Il aurait voulu qu’elle continue ses études, mais il n’était pas rassuré à cause de l'épidémie de covid.

La poursuite de leurs études en métropole contrariée par la crise sanitaire
Pour Hinauri, les études attendront. ©Polynésie 1ère

Pour l'heure, Hinauri ne ressent pas l’impérieuse nécessité d’achever ses études. Elle ne se ferme aucune porte, à l’instar d’une de ses proches qui, sans avoir terminé son cursus universitaire est devenue directrice d’école. "Je pense reprendre mes études car je me suis inspirée d'une proche qui, 10 ans après avoir arrêté, elle est à la tête d'une école. Du coup, je prends exemple sur elle".